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Mamy Rakotoarivelo : « Marc Ravalomanana n’a pas besoin d’amnistie » |
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Vendredi, 27 Janvier 2012 00:00 |
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Le chef de délégation de la mouvance Ravalomanana a précisé que l’exilé d’Afrique du Sud n’a pas besoin d’amnistie pour pouvoir rentrer au pays.
Mamy Rakotoarivelo, Botozaza Pierrot et Me Hanitra Razafimanantsoa pour la mouvance Ravalomanana d’une part et d’autre part Miandrisoa Marcel et Lalatiana Ravololomanana pour la mouvance Zafy ainsi que le ministre des Affaires Etrangères Pierrot Rajaonarivelo ont débarqué hier à l’aéroport d’Ivato après la réunion d’urgence de Pretoria. Devant la presse dans le salon d’honneur de l’aéroport, le chef de délégation de la mouvance Ravalomanana, Mamy Rakotoarivelo, de préciser : « Le président Marc Ravalomanana n’a pas besoin d’amnistie. Le président Marc Ravalomanana n’attend pas forcément l’adoption de la loi d’amnistie prévue avant le 29 février s’il veut rentrer au pays. D’ailleurs pour ce retour, la Troïka préconise une option politique et non judiciaire, excluant ainsi tout mandat d’arrêt contre le concerné.» Le président du Congrès de la transition d’ajouter : « C’est l’article 16 de la Feuille de route relatif à la cessation des poursuites judiciaires contre les membres de l’opposition qui s’applique au président Marc Ravalomanana. »
Impersonnelle et de portée générale. Interrogé hier sur la loi d’amnistie dont l’adoption est incertaine avant le 29 février selon la ministre de la Justice Christine Razanamahasoa, le chef de délégation de la mouvance Ravalomanana de mettre les points sur les « i » : « Une loi d’amnistie doit être impersonnelle et de portée générale. Elle ne doit pas être discriminatoire en excluant de ses bénéficiaires le président Marc Ravalomanana que la HAT accuse de crimes de sang. Il ne devrait pas y avoir de surprise. Cette loi doit respecter les standards internationaux et les normes internationales. » Sur les autres mesures d’apaisement, Mamy Rakotoarivelo d’expliquer : « La Troïka a également exigé l’adoption des autres mesures d’apaisement dont entre autres la libération des détenus politiques, la liberté d’expression et la réouverture des stations de radio et de télévision fermées pendant la crise. » Le président du Congrès de la transition de rappeler par ailleurs : « Le président Marc Ravalomanana ne participera pas personnellement aux Institutions de la transition comme il l’a déjà déclaré. Par contre, sa présence au pays lui permettra de donner ses propositions à l’amélioration de la mise en œuvre de la Feuille de route. »
Suspension. Pour la concrétisation de tout ce qui a été décidé à Pretoria, le vice-ministre sud-africain Marius Fransman a sollicité le gouvernement d’Omer Beriziky à prendre ses responsabilités. La Troïka a condamné le manque de concertation entre les deux têtes de l’Exécutif, le président Andry Rajoelina et le premier ministre Omer Beriziky. Désormais donc, le gouvernement de consensus dirigé par le premier ministre Omer Beriziky doit participer à toute prise de décision par l’Exécutif. Le président du Congrès de la transition a saisi l’occasion hier devant la presse pour annoncer officiellement que la mouvance Ravalomanana met fin à la suspension de sa participation aux activités des Institutions de la transition. « Nous avons pris cette décision pour montrer notre bonne foi pour la concrétisation de ce qui a été décidé à Pretoria », a expliqué Mamy Rakotoarivelo.
RAJAOFERA Eugène |