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Sortie de crise : Lalao, Deba et Rajoelina convoqués par les chefs militaires ce jour

L’objectif de la « médiation malgacho-malgache restreinte » est de prendre des résolutions décisives au processus de sortie de crise.   Avec les récentes déclarations de la SADC, de l’Union européenne, de l’Union africaine et de l’OIF qui ont pris position en exigeant le retrait de trois candidats, à savoir l’ancien président Didier Ratsiraka, l’ancienne Première Dame, Lalao Ravalomanana et le président de la Transition, Andry Rajoelina, les Forces de l’ordre, le Comité de Suivi et de Contrôle de la mise en

L’objectif de la « médiation malgacho-malgache restreinte » est de prendre des résolutions décisives au processus de sortie de crise. 

Avec les récentes déclarations de la SADC, de l’Union européenne, de l’Union africaine et de l’OIF qui ont pris position en exigeant le retrait de trois candidats, à savoir l’ancien président Didier Ratsiraka, l’ancienne Première Dame, Lalao Ravalomanana et le président de la Transition, Andry Rajoelina, les Forces de l’ordre, le Comité de Suivi et de Contrôle de la mise en œuvre de la Feuille de route (CSC) et le Conseil de Réconciliation Malgache (CRM) ont décidé de prendre leurs responsabilités. En effet, face à l’évolution de la situation, ces trois entités convoquent cet après-midi au Carlton une « réunion de réflexion » avec la Commission Electorale Nationale Indépendante de la Transition (CENIT) et ces trois candidats dont la candidature a provoqué la zizanie. Une rencontre dont l’objectif est de « prendre des résolutions décisives au processus de sortie de crise entre les acteurs politiques malgaches ».

Souveraineté nationale.  Dans leur communiqué conjoint, les Forces de l’ordre, le FFM et le CSC exhortent la communauté internationale à « s’abstenir de toute action et/ou décision qui pourrait compromettre l’apaisement, la réconciliation nationale malgache et le respect de la souveraineté du pays ». Questionné sur la force exécutoire de la résolution que l’on prendra au cours de la rencontre de ce jour, le président du FFM, le général Rabotoarison Sylvain a annoncé que « le CSC, le FFM et les Forces armées feront tout leur possible pour convaincre la communauté internationale à soutenir le processus, quelle que soit la décision prise ce jour au Carlton, et même si les trois candidats concernés refuseront de renoncer à leur candidature ». Et lui d’ajouter que « la prise de décision revient uniquement aux Malgaches ». Un signal fort lancé à l’endroit de la communauté internationale, pour dire non à une ingérence étrangère dans le processus de sortie de crise à Madagascar.

Report des élections. En tout cas, le Pasteur Péri Rasolondraibe n’a pas écarté le fait que cette rencontre pourrait aboutir à un report de la date des élections. En effet, le président du CSC a rappelé hier que « selon la loi, un report d’un mois est possible en cas de force majeure ». La question est donc de savoir si les médiateurs nationaux envisagent d’apporter des modifications au calendrier électoral élaboré conjointement par la CENI-T et les Nations unies. En tout cas, contrairement à celle organisée par le FFKM, cette nouvelle rencontre « malgacho-malgache restreinte » s’oppose à la mise en place d’une nouvelle Transition. « L’élection constitue le seul moyen pour sortir de la crise », a soutenu le ministre des Forces armées, le général Rakotoarimasy André Lucien. Lequel a été entouré du ministre de la Sécurité intérieure, le contrôleur général de Police Arsène Rakotondrazaka et le commandant de la Gendarmerie Nationale, le général Richard Ravalomanana lors de cette conférence de presse au Carlton où l’ordre public et la souveraineté nationale figuraient au …menu. 

Davis R

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