|

N’ayant pas eu gain de cause, auprès des forces de l’ordre, Paul Rajaonarivelo a invité les manifestants à chercher la clef du portail de la Place de la Démocratie, auprès du PDS.
Tôt dans la matinée d’hier, les forces de l’ordre ont bouclé la place de la Démocratie. Avec comme d’habitude, des dispositifs impressionnants. Composés notamment d’une douzaine de 4X4 double cabine et de 5 camions remplis des éléments de l’Emmo-Reg. Par contre, des manifestants et des curieux ont commencé à rallier Ambohijatovo, à partir de 10 h. Et ce n’est que vers 14h, que le professeur Paul Rajaonarivelo a fait son apparition. Ce dernier accompagné de quelques membres du « Komitin’ny Fanavotam-pirenena » s’est adressé tout de suite aux forces de l’ordre.
Résultat. Des tractations ont eu lieu mais un colonel représentant les forces de l’ordre a fait savoir que la Place de la Démocratie est fermée et que la clé n’est pas en leur possession. Même si le professeur a voulu convaincre ces dernières, cela n’a donné aucun résultat. Finalement, le professeur s’est adressé aux journalistes pour expliquer les lois qui régissent les manifestations et les attroupements. Que les manifestants sont dans leurs droits. N’ayant pas eu gain de cause auprès des forces de l’ordre, Paul Rajaonarivelo a invité les manifestants à chercher la clef du portail de la Place de la Démocratie, auprès du PDS. Ce qui a été fait tout de suite, avec une descente sur la Place du 13 mai.
Aucun recours. Comme il fallait s’y attendre, l’objectif n’a pas été atteint. Tout de même, les manifestants ont pu approcher l’Hôtel de Ville. N’ayant plus aucun recours, le professeur de donner rendez-vous aux manifestants demain (ce jour). Ce qui a soulevé une vague de mécontentement parmi l’assistance qui a scandé « Izao dia izao » (tout de suite). Visiblement géné, le fondateur du comité du salut public a préféré prendre un taxi. Mais à peine, quelques dizaines de mètres plus loin la voiture a dû s’arrêter. Certains individus ont voulu s’en prendre à lui, mais finalement la voiture a pu démarrer. Essuyant des coups de pieds. Livrée à elle-même, la foule a voulu remonter à Ambohijatovo. Ce qui a fait bouger les forces de l’ordre d’Ambohijatovo pour faire le tour d’Analakely afin de calmer les esprits surchauffés. A la différence de samedi dernier, aucune intervention musclée des forces de l’ordre.
Dominique R. |