CES – CENI-T : « Flagrant délit de partialité », selon les juristes de Robinson

avocatLes juristes du candidat Jean Louis Robinson fustigent le manque de partialité flagrant de la CENI-T et de la CES.

L’équipe d’experts juridiques du candidat Jean Louis Robinson multiplie ses interventions à l’approche de l’expiration du délai de dépôt des requêtes auprès de la CES. Hier, cette équipe a dénoncé le « flagrant délit de partialité » de la CENI-T et de la CES. « Depuis le 1er tour, les soupçons de partialité contre la présidente de la CENI-T et celui de la CES grondent de plus en plus, mais prennent une ampleur presque pénale lorsque nous avons déclaré qu’il y avait soupçon de fraudes et de corruption. », déplorent ces juristes de Jean Louis Robinson. Ils n’ont pas caché leurs inquiétudes sur la mise en circulation de 1,2 million et demi de « bulletin unique » en sus du nombre d’électeurs : « La CENI-T balayait d’un revers les « craintes » pour désigner ce surplus comme des bulletins de secours. » L’équipe d’experts juridiques du candidat Jean Louis Robinson de soulever une forme de fraude constatée lors du scrutin du 20 décembre : « Dans un bureau de vote, tous les bulletins de vote y affectés doivent être numérotés et codés, par exemple de 1 à 1000. Or, dans ce bureau de vote, on a découvert des bulletins qui portent les numéros de série qui ne sont pas inclus entre 1 et 1000. On a recensé de nombreux cas pareils dans tout Madagascar. »

Transparence. Les juristes du candidat présenté par le parti « Avana » ont également dénoncé : « Dans un souci de transparence, nous avons demandé de nous procurer de la répartition géographique des souches de « bulletin unique ». Jusqu’à présent, la CENI-T refuse de nous donner satisfaction alors que la transparence sur cette répartition aurait pu permettre à nos délégués de vote d’anticiper les fraudes s’ils avaient été informés à l’avance de ces détails. » Me Hasina Andriamadison et consorts ont par ailleurs déploré : « La CENI-T se satisfait de la compréhension du peuple de l’utilisation du bulletin unique. Alors qu’aucune numérotation spéciale n’a été anticipée pour les bulletins de secours ou de rechange permettant de quantifier leur utilisation. Aucun élément technique n’a été pensé par les experts de la CENI-T pour quantifier cette incompréhension ou cette non compréhension par un peuple reconnu comme ayant accès à peu d’éducation. A propos des PV, aucune case demandant le nombre de bulletins détruits qui pourraient correspondre à ceux mal utilisés n’apparaît. » L’équipe d’experts du candidat Jean Louis Robinson n’a pas caché ses inquiétudes sur le Logiciel utilisé par la Commission électorale.

Recours. Me Hasina Andriamadison et consorts n’ont pas mâché leurs mots sur le président de la CES, François Rakotozafy : « Notre seul moyen nous permettant de surmonter la partialité de la CENI-T, c’est le recours devant la CES. Or contre toute attente, le chef de la Cour électorale spéciale, un juge, donc en capacité de juger, de casser une décision, de venir en aide aux plaignants ayant raison, ce juge décide de partir en « vacances » et de reposer sur les résultats de la Commission électorale. »  Les experts juridiques du candidat Jean Louis Robinson de conclure : « Il nous a été pénible de vivre 2002. Il nous a été encore plus pénible d’entendre les jérémiades du camp du candidat n°33. Mais, il faut avouer qu’aucun élément ne nous permet de dire que les institutions qui nous guident, soumises à l’autorité du pouvoir en place, capable de lancer des interdictions de sortie du territoire et de mandat d’arrêt totalement arbitraire contre des « amis » qui auraient changé de fusils d’épaule, nous rassure pour affirmer que pour 2013, c’est le respect de la volonté du peuple qui a gagné. »

Recueillis par RAJAOFERA Eugène

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