Investiture de Rajaonarimampianina : Jean Louis Robinson à Mahamasina demain ?



Jacaranda

hery-robinsonContrairement à Lalao Ravalomanana, le candidat malheureux Jean Louis Robinson serait attendu demain à Mahamasina.

Le candidat malheureux Jean Louis Robinson aurait décidé de ne plus fréquenter Magro Behoririka. La dernière fois, il a déclaré lors d’un meeting au Magro : « Je ne pousserai pas mes amis, mes sympathisants et mes compagnons politiques à l’abattoir de la rue car je continuerai à exploiter toutes les voies légales pour contester les fraudes électorales. » La question est donc de savoir si le candidat présenté par le parti « Avana » et soutenu par la Mouvance Ravalomanana veut répondre à l’appel de la communauté internationale qui veut résolument tourner la page de la transition en exhortant les deux finalistes au second tour de la Présidentielle à la réconciliation et à l’ouverture dans la conduite des affaires de l’Etat ou s’il veut se montrer un chef naturel de l’opposition digne de ce nom. D’après des bruits des coulisses, le Dr Jean Louis Robinson, pour prouver peut-être ses qualités d’un homme politique digne d’être un homme d’Etat, pourrait être présent à Mahamasina demain lors de l’investiture du président Hery Rajaonarimampianina.

Intérêts supérieurs de la Nation. Pour bon nombre d’observateurs, la présence à Mahamasina demain du candidat malheureux Jean Louis Robinson pourrait constituer un geste très fort de son respect des institutions légales de l’Etat, de son souci d’accorder son attention aux intérêts supérieurs de la Nation et bien sûr de son attention vis-à-vis des 47% qui ont voté pour lui en démontrant qu’il compte sur eux pour faire valoir la démocratie, la vraie. En tout cas et quoi qu’on dise, la présence à Mahamasina du Dr Jean Louis Robinson sera félicitée par la communauté internationale, mais sera mal vue et critiquée par les partisans de l’ancien président Marc Ravalomanana qui l’ont soutenu aux Présidentielles. Pour ces partisans de l’exilé de l’Afrique du Sud, il n’est pas pour le moment question de négocier avec le nouveau président de la République. Au lieu de cautionner ce dernier, les « Zanak’i Dada » tentent de descendre dans la rue, une entreprise qui n’est pas facile à réaliser.

RAJAOFERA Eugène

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