Nomination du PM : Vers le schéma de 2011 ?



Jacaranda
Le président Hery Rajaonarimampianina ne peut pas ignorer le Mapar dans la nomination du futur premier ministre.
Le président Hery Rajaonarimampianina ne peut pas ignorer le Mapar dans la nomination du futur premier ministre.

Les quatre noms de premiers ministrables proposés par le président de la République auraient été rejetés par le Mapar.

L’attente continue. Le nouveau président Hery Rajaonarimampianina n’arrive pas à nommer le nouveau Premier Ministre 40 jours après son installation à la magistrature suprême du pays. Une source digne de foi indique que le Mapar d’Andry Rajoelina aurait rejeté les quatre noms que le locataire d’Ambohitsorohitra lui a proposés en optant pour la troisième voie. Les négociations sont donc bloquées à ce niveau. D’après un député indépendant membre de la Plate-forme pour la Majorité Présidentielle, il est impossible de discuter de la répartition des postes au sein du gouvernement avant la nomination du Premier Ministre. On attend donc aujourd’hui la reprise du dialogue entre la PMP et le Mapar qui insisterait jusqu’à maintenant sur l’ancien SGP Haja André Resampa.

Communauté internationale. L’impasse actuelle trouve son origine dans le désaccord entre la PMP et le Mapar, certes, mais la communauté internationale n’y est pour rien. Une partie de cette communauté manœuvre discrètement pour un nouveau schéma qui rappelle celui adopté lors de la désignation du Premier Ministre du gouvernement d’union nationale. En effet, Andry Rajoelina et ses partisans ont proposé le général Rabotoarison Charles Sylvain, actuellement président du FFM (Filan-kevitry ny Fampihavanana Malagasy). Cet officier général de la Gendarmerie a bénéficié du soutien de la France. De l’autre côté, la mouvance Ravalomanana a présenté Botozaza Pierrot, actuellement vice-premier ministre en charge de l’Economie et de l’Industrie. Ce candidat PM de l’ancien président en exil a obtenu l’appui des Etats-Unis et de la SADC. Outre ces deux candidats potentiels présentés par les deux principaux camps protagonistes de la crise, il y a eu d’autres candidats comme Jean Omer Beriziky, ancien ambassadeur de Madagascar à Bruxelles.

« Ni…Ni… » Aux premières négociations, le camp d’Andry Rajoelina et la mouvance Ravalomanana n’étaient pas arrivés à s’entendre. Plusieurs heures après, on a décidé d’adopter le « Ni…Ni… », c’est-à-dire ni Botozaza Pierrot, ni Rabotoarison Charles Sylvain. Le choix était porté sur Jean Omer Beriziky qui était pourtant à la quatrième position dans la liste des Premiers ministrables de l’époque. Deux ans après, certains politiciens et une partie de la communauté internationale veulent rééditer ce schéma de 2011 en optant pour une troisième voie, alors qu’on n’est plus dans une transition. En tout cas, rien n’est encore déterminé quant à la nomination du futur premier ministre. Les quatre noms (NDRL : Kolo Roger, Omer Beriziky, Horace Gatien et Herilanto Raveloarison) proposés par le président Hery Rajaonarimampianina n’ont pas eu l’aval de la plate-forme d’Andry Rajoelina qui demanderait d’autres noms.

RAJAOFERA Eugène

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