Primature – Assemblée nationale : Guerre d’usure entre PMP et MAPAR



Jacaranda
L’affaire PMP contre Mapar n’est pas encore inscrite à l’ordre du jour du Conseil d’Etat.
L’affaire PMP contre Mapar n’est pas encore inscrite à l’ordre du jour du Conseil d’Etat.

Les deux institutions sont au centre du bras de fer entre la Plate-forme pour la Mouvance Présidentielle et les députés « Miaraka Amin’i Prezida Andry Rajoelina »

La PMP composée entre autres de députés « Zanak’i Dada », a déposé le vendredi 28 février dernier auprès du Conseil d’Etat, une requête en dissolution du Bureau permanent des membres du Bureau permanent de l’Assemblée nationale dont les membres sont tous des « Zanaka Mapar ». Tsimbazaza dispose d’un délai d’un mois pour l’échange de mémoire, c’est-à-dire jusqu’au 28 mars. Mais elle n’est pas non plus obligée de répondre, même si la présidente de la Chambre basse a déjà apporté la réplique par voie de presse qui ne saurait évidemment valoir mémoire en défense devant le Conseil d’Etat.

Manœuvre dilatoire. C’est dire que les « Zanaka Mapar » pourraient faire en sorte que l’affaire – non inscrite au rôle d’audience jusqu’à présent – ne puisse pas être jugée d’ici le mardi 6 mai, date de l’ouverture de la première session ordinaire. Pareille manœuvre dilatoire de la part du Mapar pourrait être une réponse au camp d’en face qui, de son côté, laisse le temps au temps dans la nomination du Premier ministre et la formation du gouvernement. Le fameux article 54 alinéa 1er de la Constitution n’impose pas effectivement de délai au Président de la République pour qu’il « nomme le Premier ministre présenté par le parti ou le groupe de partis majoritaire à l’Assemblée nationale ».

Délai raisonnable. En somme, le Mapar et la PMP pourraient se livrer une guerre de tranchées dont le perdant ne peut être que le pays qui ferait volontiers l’économie d’une crise institutionnelle, après la longue crise politique de mars 2009 dont le 5e anniversaire ne sera certainement pas célébré dans la réjouissance dans une semaine. Et pour cause, le coup de force du 17 mars 2009 à l’Episcopat Antanimena n’était pas très catholique, notamment aux yeux de la communauté internationale qui avait condamné à l’unanimité le « changement anticonstitutionnel », tout comme elle vient de saluer à l’unisson le retour à l’ordre constitutionnel hypothéqué par cette guerre d’usure qui ne peut aller au-delà du délai raisonnable.

R. O

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