Fin de la Transition : Nouvelle mission pour le gouvernement Beriziky

Les efforts des membres du gouvernement Beriziky ont été salués hier par le président Hery Rajaonarimampianina.
Les efforts des membres du gouvernement Beriziky ont été salués hier par le président Hery Rajaonarimampianina.

Le gouvernement d’Omer Beriziky reste en place jusqu’à nouvel ordre. Une nouvelle mission qui va au-delà de l’expédition des affaires courantes, vient d’être confiée à l’équipe.

Le gouvernement d’Omer Beriziky n’est plus désormais appelé gouvernement d’union nationale de la Transition. Le président de la République Hery Rajaonarimampianina a donné les consignes y afférentes lors du Conseil des Ministres d’hier. Le président a précisé aux membres du gouvernement qu’il ne s’agit plus d’un gouvernement démissionnaire. Hery Rajaonarimampianina a confié hier une nouvelle mission à l’équipe d’Omer Beriziky. Cette nouvelle nomination consiste à travailler comme un nouveau gouvernement mis en place après une élection présidentielle démocratique et libre. Le locataire d’Ambohitsorohitra a affirmé qu’il n’y a pas un vide institutionnel et que le « gouvernement démissionnaire » ne se contentera plus de l’expédition des affaires courantes. Et ce malgré le fait que le nouveau premier ministre et le nouveau gouvernement ne sont pas encore nommés. Par contre, le chef de l’Etat n’a pas précisé jusqu’à quand cette équipe gouvernemental peut assurer les pleines fonctions d’un gouvernement normal. En tout cas, la confiance existe entre le nouveau président Hery Rajaonarimampianina et l’actuelle équipe gouvernementale.

Intérimaires. Le président Hery Rajaonarimampianina a loué hier les efforts et l’efficacité des membres du gouvernement d’Omer Beriziky. Gouvernement qui est cependant composé de 7 intérimaires et des ministres qui ne peuvent plus travailler avec les autres dans la mesure où leurs actes sont plutôt dictés par leur entité politique d’origine que par l’intérêt général de la population et la solidarité gouvernementale. Faut-il donc mettre fin à ces intérims en nommer des nouveaux titulaires aux postes ministériels vacants (Affaires Etrangères, Justice, Fonction Publique, Postes et Télécommunication), Tourisme, Santé Publique et Eau) ? Faut-il également remplacer ces membres du gouvernement qui ne sont plus solidaires avec leurs collègues ? Pas plus tard qu’avant-hier, lors du Conseil du gouvernement qui s’est tenu à Mahazoarivo et pendant lequel le thème « Etat de droit » a été discuté, un vice-premier ministre a brandi son appartenance au groupement politique Mapar pour défendre un député du même groupe qui mobilise bec et ongles les squatters du terrain du ministère de l’Agriculture à Nanisana à se révolter contre ce dernier. Tout en ignorant que le député qu’il protège figure parmi les occupants illicites du terrain avec une maison de deux étages nouvellement construite sur le lieu.

RAJAOFERA Eugène

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