TIM : Non à un gouvernement de réconciliation nationale



Jacaranda
Le Bureau politique du TIM réclame le respect de l’équilibre régional. (Photo : Kelly)
Le Bureau politique du TIM réclame le respect de l’équilibre régional. (Photo : Kelly)

« Si l’on respecte les principes démocratiques, le parti ou l’entité  politique qui a échoué à une élection devrait rester dans l’opposition », a-t-on indiqué.

Face à l’évolution de la situation politique actuelle, les leaders du parti Tiako i Madagasikara, aile Raharinaivo Andrianantoandro ont décidé de sortir de leur mutisme. Au cours d’une conférence de presse qui s’est tenue hier à Analakely, le Bureau politique du parti, dirigé notamment par Ratefinanahary Emile, Dina Jeanne Fotomanantena, Mananjara Fidison (Rasomotra), Jaona Ralison, Houssein Abdoulah et consorts ont lancé un appel à l’endroit du président de la République, Hery Rajaonarimampianina afin d’accélérer le processus de nomination du Premier ministre. Et ce, afin que l’on puisse mettre fin aux difficultés subies au quotidien par la population. Les leaders du TIM se disent disposés à apporter leurs expériences et leur savoir-faire au sein du prochain gouvernement. Hier, le Bureau politique du Tiako i Madagasikara a exprimé son point de vue à propos de ce qui devrait être le profil du futur Premier ministre. D’après Emile Ratefinanahary, « la nomination du PM devrait respecter la loi en vigueur ». Celui qui remplacera Jean Omer Beriziky devrait donc être issu du parti majoritaire au Parlement. Cependant, d’après le TIM, « le futur Premier ministre devrait être non seulement une personnalité en complicité avec le président de la République en vue de faciliter la mise en œuvre des programmes présidentiels, mais aussi, quelqu’un qui a soutenu Hery Rajaonarimampianina depuis le début de la campagne électorale. Et ce, afin d’éviter un conflit au sein de l’Exécutif. Comme ce fut le cas durant la période transitoire où l’on a assisté au blocage de l’Exécutif à cause de la mésentente entre le président et le Premier ministre.

Principes démocratiques. Pour ce qui est de la formation du gouvernement, le parti TIM propose « un gouvernement d’union nationale et non un gouvernement de réconciliation nationale ». « Le processus de réconciliation ne se fait pas au sein du gouvernement », a soutenu le Secrétaire général du TIM. Et lui de rappeler au passage qu’on a déjà assisté à l’échec du gouvernement de cohabitation et du gouvernement de consensus durant la Transition. Toutefois, Emile Ratefinanahary soutient que le gouvernement devrait refléter l’équilibre régional. En quelque sorte, le TIM Raharinaivo est contre l’adhésion de la mouvance Ravalomanana au sein du prochain gouvernement. « Si l’on respecte les principes démocratiques, le parti ou l’entité  politique qui a échoué à une élection devrait rester dans l’opposition », a-t-on indiqué. Une manière indirecte de pousser la mouvance Ravalo et les « Zanak’i Dada » dans l’opposition. En ce qui concerne les affaires internes du Tiako i Madagasikara, le SG du parti a expliqué hier que le TIM appartient aux pro-Raharinaivo qui ont assuré la régularisation du parti auprès du ministère de l’Intérieur en décembre 2012. Faut-il noter que le TIM porte le numéro 64 dans le registre des partis politiques malgaches. En réponse aux attaques lancées par les politiciens proches de l’ancien président Marc Ravalomanana, Emile Ratefinanahary a soutenu que ces derniers ne peuvent pas être membres à la fois du « Zanak’i Dada » et du TIM. Une déclaration qui reflète la scission existant entre les anciens bras droit de Marc Ravalomanana.

Davis R

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