Alerte à la bombe à Ivato : Un passager s’accuse d’avoir placé un explosif dans l’avion

KARANA-(1)Selon ses coéquipiers, la personne est un peu dérangée mentalement.

Pour un scandale, ce qui s’est passé hier à l’aéroport international d’Ivato en est un. Hier, il a fallu retarder le vol qui relie la capitale malgache à la Réunion pour une raison liée à la sécurité des passagers. Une alerte à la bombe a été signalée et aussi étrange que cela puisse paraître, c’était l’un des passagers même qui s’est accusé d’être l’auteur de l’acte. Ce dernier faisait partie d’une équipe de sport venue à Madagascar pour disputer un match pendant le week-end dernier. Son retour avec ses collègues était prévu hier. Tout allait normalement. Il était passé comme tous les autres au comptoir d’enregistrement. Il n’y avait, par la suite, aucun incident durant les fouilles d’usage. Mais à l’annonce de l’embarquement, il a commencé à « simuler » une crise. « Il a refusé d’accéder dans l’appareil. L’individu est un ressortissant indopakistanais de la communauté Kohja, selon nos informations. Il a révélé devant tout le monde qu’il a placé une bombe dans un bagage de soute » a-t-on appris de sources généralement informées. Il a fait semblant de pleurer et de perdre connaissance, selon l’un des passagers du même vol. Une intervention des autorités aéroportuaires s’est imposée. L’homme aurait indiqué qu’il a placé un explosif dans un poulet. La menace a été prise au sérieux, l’avion ATR 72 du vol MD 190 de la compagnie aérienne Air Madagascar a été vainement fouillé de fond en comble. Le vol en question, prévu pour 15 heures et quart n’a pu quitter le sol malgache que deux heures et demie après. Toujours de sources proches de l’aéroport, l’individu a été soumis à un examen médical depuis hier. Un médecin spécialisé mais particulier est venu le consulter spécialement pour l’examiner. D’autres sources proches auprès de la communauté  des karana indiquent que la même personne avait déjà fait des voyages vers le Pakistan. Une manière, sans doute, pour eux de mettre la puce à l’oreille sur son éventuelle appartenance à un quelconque réseau terroriste. Les avions malgaches sont interdits de vol européen lorsqu’ils ne respectent pas les normes internationales stipulé dans l’annexe B. La question de sureté aéroportuaire reste parmi les efforts à entreprendre si l’on veut sortir de cette impasse. Le traitement sérieux de l’affaire d’hier témoigne de la volonté des autorités à aller de l’avant en matière aéroportuaire. Mais cela ne suffit pas. Tant que les ors et autres richesses nationales sortent aussi facilement du pays, il y aura toujours à faire…

Didi R.

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