Les forces de l’ordre sur le qui-vive : 15 milliards d’ariary pour un « 26 janvier » bis

Jacaranda

pillageLes malintentionnés ont l’objet de corrompre la force publique afin qu’elle reste les bras croisés durant le jour J d’un « lundi noir » bis.

La menace est maintenant sérieuse si elle a été considérée comme un simple renseignement la semaine dernière. Des responsables de la sécurité nationale ont tenu hier une réunion pour en discuter. « Nous avons appris la présence d’un colonel qui recrute des bandits de grand chemin dans le sud. Selon toujours les renseignements, ces gens seront emmenés dans la capitale pour déstabiliser le pouvoir » a-t-on appris de sources généralement informées. Durant la même séance, les barons des forces de l’ordre ont également indiqué la suspicion d’un fond de 15 milliards d’ariary destiné pour la même cause. « En ce qui concerne cette somme, elle proviendrait d’un groupe de milliardaires qui visent un coup d’Etat. Ces malintentionnés auraient l’objet de corrompre la force publique afin qu’elle reste les bras croisés durant le jour J du putsch. L’objectif est de reprendre un événement du genre ‘26 janvier’ bis, selon toujours nos informateurs. » Comme dispositif immédiat, il a été décidé de renforcer des fouilles sur les routes nationales, surtout sur la RN7. La migration vers la capitale sera contrôlée et le mouvement des armes à feu fera dorénavant l’objet d’une vérification stricte. « Suivant toujours nos renseignements, ces dahalo diligentés par le colonel seront renforcés par des milices étrangères. La menace est maintenant sérieuse non seulement pour la sécurité publique mais aussi pour la défense du territoire. Il est normal que les forces de l’ordre soient actuellement sur le qui-vive » selon les mêmes sources concordantes. Hier, les barons des éléments mixtes du maintien de l’ordre au niveau du faritany (Emmo-Far) ont réuni la presse pour confirmer cette tentative de déstabilisation. Ils n’ont pas caché leur suspicion que le coup soit organisé par des politiciens et des anciens dirigeants. Qui a intérêt à faire tomber ce pouvoir, pourtant, l’instauration a pris du temps pour être véritablement démocratique ? Quid de la crédibilité de ces renseignements ? En tout cas, la découverte d’armes massives au Grand Port semble déjà un indice que des choses tournent mal et des malintentionnés tentent de faire du mal au pays. Attendre et voir.

Didi Ratsimbazafy

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