Monja Roindefo : Sa famille victime des « dahalo »

Jacaranda
L’ancien PM sort de son silence.
L’ancien PM sort de son silence.

En sa qualité d’ancien Premier ministre qui lui confère un statut de Raiamandreny, il sort aujourd’hui de son silence après avoir pris le temps d’écouter les uns et les autres.

Même s’il n’est plus dans le régime, le président national du Monima est disposé à apporter sa contribution au redressement du pays. « Et ce, à ma manière », lâche-t-il. Avant de parler de la sécurité ou plutôt de l’insécurité (c’est selon) dans le pays qui l’affecte personnellement. « Il y a 10 jours, ma sœur et ma mère ont failli être tuées par les « dahalo » à Antanimora Androy, mais le pire a été évité grâce à la solidarité de la population », rapporte-t-il. Et d’ajouter que d’autres membres de sa famille ont été également victimes du phénomène. « Le Commandant de Brigade de la Gendarmerie de Tsivory ( Amboasary Atsimo) abattu par les « dahalo » est le mari de ma cousine », révèle-t-il.

Communauté internationale. Il, c’est évidemment Monja Roindefo qui s’interroge si le problème de l’insécurité est ponctuel ou structurel voire institutionnel. A son avis, « c’est devenu un problème national qui urge plus que la réconciliation nationale car elle déstabilise la société en profondeur ». Il interpelle la communauté internationale face à ce problème sécuritaire qui est loin d’être propice au développement. Il se demande si la communauté internationale ne se sent pas concernée par la recrudescence de l’insécurité.

Libération nationale. Le numéro Un du Monima a aussi son mot à dire sur la récente commémoration du 70e anniversaire du Débarquement de Provence. « Cela a un lien direct avec l’histoire de la lutte de libération nationale à Madagascar », souligne-t-il. Et d’expliquer que les « miaramila afaka » ou les soldats démobilisés à la fin de la Seconde Guerre mondiale avaient constitué le gros des troupes dans la lutte contre la puissance coloniale. L’ancien PM de réitérer que « le mouvement de libération nationale était le prolongement du Débarquement de Provence ». Pour la petite histoire, l’héritier du leader charismatique du Monima de raconter que « Dada Monja s’était enrôlé volontairement pour combattre les Nazis mais la libération de la France était intervenue avant le débarquement du contingent dont il faisait partie ».

Propos recueillis par R.O

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