Un employé de la Commune tabassé : L’agresseur Américain a eu son salut grâce à la police

sakoroka-analakelyUn second « sakoroka » evité de justesse, hier à Analakely. Cette fois-ci, un ressortissant Américain battait un sexagénaire Malgache jusqu’au sang.

Certes, « ils » ont beaucoup d’argent de quoi s’offrir des villas luxueux, des belles voitures dernières cri. La plupart des terrains leur appartiennent. Mais tout cela ne leur permettra pas de « dicter leur loi » et de faire tous ce qu’ils veulent à un pauvre Malgache.

Se référant aux évènements d’hier, c’était la deuxième fois, en deux jours, qu’un étranger agresse un Malgache et sauvé des griffes de la population très en colère par les bras armés de la Justice. Hier, dans la matinée, un employé de la Commune urbaine d’Antananarivo, a reçu un coup de poing de la part d’un ressortissant étranger, lors d’une simple bousculade dans une entrée d’un salon de thé, à Analakely. Cet étranger de nationalité américaine, selon toujours la police, venait faire quelques achats dans ce salon, accompagné de son fils et sa compagne malgache. Tandis  que les deux hommes, employés de la Commune entraient dans ce restaurant, pour y trouver de quoi assouvir leur faim. Devant la porte étroite, un de ces hommes de la Commune, Randrianarivelo Raymond, a malencontreusement bousculé le fils de cet étranger. Il n’a même pas le temps de dire quoi que ce soit, des coups pleuvaient le renvoyant directement au tapis. Le sang giclait partout. Il a perdu connaissance, selon les témoins, suite à la violence des coups.

Relaché. En seulement quelques secondes, le salon de thé a été encerclé par une foule en colère. La tension montait. Evidement, lassés des événements passés, les gens commençaient à huer et ont voulu aussi régler son compte à cet étranger. Et pour le protéger contre ces gens en colère, le restaurant a fermé ses portes protégeant par la suite le fauteur de trouble. Une vindicte populaire, pour la deuxième fois, a failli avoir lieu, si la police n’était pas arrivée sur le lieu pour calmer la foule et emmenant l’étranger. Un proche de la famille de l’agresseur a dû se réfugier à l’Hôtel de Ville. L’agressé a été admis directement au centre des soins intensifs. L’agresseur, pour sa par, a été relâché, hier, a-t-on appris de sources généralement bien informées. Et si l’inverse aurait été arrivé et qu’un ressortissant étranger aurait été agressé par un natif malgache. L’enquête prendrait-elle, une autre tournure ?

Mike L.

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