Marc Ravalomanana : Visites autorisées à Faravohitra à partir d’aujourd’hui


Marc Ravalomanana est assagi par sa détention à l’Amirauté d’Antsiranana.
Marc Ravalomanana est assagi par sa détention à l’Amirauté d’Antsiranana.

L’ancien président ne sera pas un eternel « prisonnier » à Faravohitra. L’accord conclu entre le président Hery Rajaonarimampianina et Marc Ravalomanana qui a permis à ce dernier de rejoindre le 24 décembre à 11 h son domicile de Faravohitra est jusqu’ici respecté. L’ex-pensionnaire de l’Amirauté d’Antsiranana ne peut recevoir chez lui les personnes autres que les membres de sa famille. Il n’est pas par ailleurs autorisé à s’adresser par téléphone à ses partisans qui continuent de manifester au Magro Behoririka. Depuis son retour à Faravohitra, Marc Ravalomanana n’a fait que deux sorties : l’une à l’église FJKM de Faravohitra et l’autre à Imerinkasinina. Ces deux sorties que l’ancien président a faites dimanche dernier s’inscrivaient dans le cadre de la célébration du 40e anniversaire de son mariage avec Lalao Ravalomanana. La troisième sortie de l’ancien exilé d’Afrique du Sud serait le 9 janvier 2015 au Palais d’Etat d’Iavoloha où les quatre anciens présidents qui se sont déjà rencontrés au CCI Ivato le 19 décembre 2014 seraient invités à la cérémonie de présentation des vœux présidentiels.

Levée progressive des mesures privatives de liberté. Marc Ravalomanana ne sera pas un éternel « prisonnier » chez lui à Faravohitra. D’après nos sources, la levée des mesures privatives de liberté auxquelles est soumis l’ancien président sous peine d’être ramené à l’Amirauté d’Antsiranana est effective à partir de ce jour. Marc Ravalomanana sera dans un premier temps autorisé à recevoir chez lui certains anciens cadres du groupe Tiko, certains dirigeants de l’église FJKM dont il est le vice-président laïc et certains leaders de sa mouvance.                                                          Par contre, l’interdiction à toute déclaration politique reste maintenue jusqu’à nouvel ordre. Quoi qu’il en soit, ses partisans revendiquent un « Marc Ravalomanana libre ». Un Marc Ravalomanana qui peut jouir des droits fondamentaux et des libertés auxquels ont droit tout citoyen normal. Pour l’ancien membre du Congrès de la transition, Ignace Randriamamiarizafy, un climat de confiance devrait régner entre les personnalités concernées par le sommet à cinq.

R. Eugène

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