Rumeurs de déstabilisation : L’aide de camp d’Andry Rajoelina surveillé



Jacaranda
Le Col Fidy est considéré au niveau de l’Armée comme l’homme de confiance d’Andry Rajoelina.
Le Col Fidy est considéré au niveau de l’Armée comme l’homme de confiance d’Andry Rajoelina.

Désormais, le Colonel Fidy Rafaliarison est contraint de rompre toute sa collaboration avec l’ancien président de la Transition.

La nouvelle a été reçue comme un coup de tonnerre du côté d’Ambatobe. En effet, les chefs militaires poursuivent la chasse aux sorcières contre les anciens éléments de la Garde présidentielle et de la Force d’Intervention Spéciale (FIS) considérés comme étant des proches collaborateurs d’Andry Rajoelina. Après avoir été privé des éléments d’élites qui ont composé ses gardes du corps rapprochés, l’ancien président de la Transition vient également de perdre son aide de camp. De sources proches de la Grande muette, les chefs militaires viennent aussi de retirer le Colonel Fidy Rafaliarison. Désormais, il est interdit à cet homme de confiance du président fondateur du MAPAR de se rendre à Ambatobe. Un haut responsable auprès du ministère de la Défense nationale qui l’aurait convoqué à Ampahibe en début de semaine, aurait ordonné à cet Officier supérieur de rompre sa collaboration avec Andry Rajoelina. En quelque sorte, le Colonel Fidy est désormais contraint de couper tout contact avec son ancien patron. Cette décision aurait été prise au niveau de l’Etat-Major Général de l’Armée Malagasy, suite aux rumeurs d’un éventuel coup d’Etat militaire qui serait actuellement en gestation.

« Acharnement ». La question est donc de savoir si le Colonel Fidy Rafaliarison est soupçonné de fomenter un acte de déstabilisation et d’être impliqué dans les différentes réunions secrètes entre militaires qui se tiendraient notamment du côté d’Arivonimamo. D’ailleurs, à en croire à nos sources, ce dernier est appelé à rejoindre son camp d’origine, le « Régiment d’Appui et de Soutien » (RAS) à Ampahibe dans les dix jours qui viennent. Des mesures auraient déjà été prises pour que l’on puisse le surveiller de près. A noter pourtant qu’au mois de mai 2014, l’ancien président de la Transition a déjà envoyé une lettre officielle auprès des chefs militaires pour demander que son aide de camp ne soit pas retiré. Une demande qui reste pour le moment, sans suite. Pourtant, bénéficier d’une aide de camp et des gardes du corps relève des droits et privilèges réservés aux anciens Chefs d’Etat dont fait partie Andry Rajoelina. En tout cas, cette nouvelle mesure prise au niveau de la Hiérarchie militaire se présente aux yeux des observateurs comme « un acharnement contre les militaires proches du numéro Un du MAPAR ». Faut-il rappeler qu’au mois d’août 2014, le Colonel Fidy Rafaliarison a déjà été frappé d’une interdiction d’entrer dans les casernes, avec le Colonel Sondrota, un autre Officier supérieur considéré comme pro-Rajoelina. En outre, au mois de mai de la même année, deux gardes du corps d’Andry Rajoelina ont également été retirés. Dernièrement, ce sont les militaires membres de la Force d’Intervention Spéciale (FIS) qui étaient frappés d’une affectation disciplinaire. Ils ont généralement été affectés dans les zones rouges. La question est donc de savoir si ces mesures ne vont pas renforcer la division au sein de l’Armée malagasy.

Davis R

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