Marc Ravalomanana : Pas de culte à Faravohitra sans autorisation en haut lieu


Ravalo n’est pas près de remonter au pupitre du temple Tranovato FJKM de Faravohitra.
Ravalo n’est pas près de remonter au pupitre du temple Tranovato FJKM de Faravohitra.

Les partisans du mouvement au Magro Behoririka exhortent le régime Rajaonarimampianina à accorder une liberté de circulation et une liberté d’expression à « Dada ».

Les partisans de la manifestation quotidienne au Magro Behoririka commencent à hausser le ton face à la situation actuelle de l’ancien président Marc Ravalomanana. Ce dernier étant assigné à résidence surveillée dans son domicile à Faravohitra depuis le 24 décembre 2014. Apparemment, les disciples de « Dada » commencent à perdre patience quant aux promesses de collaboration prononcées par les tenants du régime actuel. Ils réclament ainsi une liberté totale pour l’ancien exilé d’Afrique du Sud. La semaine dernière, les leaders du mouvement au Magro, à l’exemple de Ranaivorazo Fenomanjato Raobelina, ont exhorté le régime Rajaonarimampianina à accorder la liberté de circulation et la liberté d’expression à Marc Ravalomanana. « Ce sont des droits prévus par la Constitution pour tout citoyen malgache », a-t-on martelé. A travers cette déclaration, l’on constate que les « zanak’i Dada » considèrent l’assignation à résidence surveillée de leur leader emblématique comme « illégale », voire « anti-constitutionnelle ». Pour eux, en tant que citoyen malgache, et ayant été président de la République avant de quitter le pouvoir en 2009 pour s’exiler en Afrique du Sud, le numéro Un de l’Empire Tiko devrait jouir de ses droits à la liberté.

« Conditions de détention ». En tout cas, si l’on se réfère aux propos du président de la République, Hery Rajaonarimampianina, Marc Ravalomanana sera soumis au même traitement jusqu’à une durée encore indéterminée. « Son sort sera fixé à l’issue du processus de réconciliation nationale en cours », a déclaré l’homme fort du pays le 11 février dernier. Pourtant, même si depuis quelque temps, l’ancien exilé d’Afrique du Sud est autorisé à recevoir quelques visites et convoquer des réunions des dirigeants de sa mouvance politique dans son domicile à Faravohitra, il est toujours soumis à des « conditions de détention » très strictes. Il lui serait interdit de sortir de sa résidence sans une autorisation de sortie émanant des autorités. Une source proche de la mouvance Ravalo a même laissé entendre que sans cette autorisation, il est interdit au Vice-président laïc de l’Eglise Protestante Reformée d’assister au culte de dimanche à l’église FJKM de Faravohitra ou d’Imerinkasinina. En outre, à chaque sortie, Ravalo doit être escorté par des éléments armés des Forces de l’ordre. Joint au téléphone hier, le député du cinquième Arrondissement, Guy Rivo Randrianarisoa a confirmé cette information. A noter par contre que son épouse Lalao Ravalomanana et les autres membres de sa famille assistent régulièrement aux cultes au temple Tranovato FJKM Faravohitra.

Risque. Quid alors de l’article 10 de la Constitution qui stipule que « Les libertés d’opinion et d’expression, de communication, de presse, d’association, de réunion, de circulation, de conscience et de religion sont garanties à tous et ne peuvent être limitées que par le respect des libertés et droits d’autrui et par l’impératif de sauvegarde de l’ordre public, de la dignité nationale et de la sécurité de l’Etat » ? La question est également de savoir si Marc Ravalomanana constitue encore un risque et un danger pour la sécurité et l’ordre public bien malgré le fait qu’il ait offert son soutien au régime Rajaonarimampianina. En tout cas, les partisans du mouvement au Magro Behoririka commencent à hausser le ton pour contester cette situation. A l’approche des élections communales, ils souhaitent que leur « Dada » puisse revenir au devant de la scène politique.

Davis R

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