Jirama : Les non grévistes victimes d’agression physique


Jacaranda
Banky Foiben'i Madagasikara
Ce sont les représentants des agents qui ne font pas la grève.
Ce sont les représentants des agents qui ne font pas la grève.

D’après les pointages, seuls près de 10% du personnel ainsi que les agents au sein de l’agence à Mahajanga continuent à faire la grève.

Les avis sont partagés concernant la fermeture de toutes les agences de la Jirama hier. De nombreux agents ont préféré travailler afin de servir les abonnés. Certains d’entre eux témoignent qu’ils ont été victimes d’agression morale et physique par leurs pairs qui continuent à faire la grève hier. C’est le cas entre autres, des agents travaillant au sein des agences de la Jirama à Analamahitsy, aux  67ha et à Ambodimita. Du coup, « ils ont déposé une plainte au niveau de la direction générale ainsi que de la police », a rapporté Dr Rakotomanana Vololona, la représentante des employés qui continuent à travailler, lors d’une conférence de presse qui s’est tenue hier dans la fin de l’après-midi à Ambohidahy. Elle a rajouté que seuls près 10 % du personnel ainsi que les agents travaillant au sein de l’agence à Mahajanga font la grève, d’après les pointages.

Terrorisés. En fait, « les employés sont libres de travailler ou de faire la grève mais il faut respecter le cadre légal et les procédures normales. Les grévistes n’ont ainsi aucun droit de mettre la pression ou d’agresser les agents qui n’acceptent pas de suivre leur mouvement », a-t-elle enchaîné. Il faut savoir que des membres de l’Inter-syndical ont empêché l’ouverture des agences éparpillées dans la Capitale hier matin très tôt pour ne citer que la direction commerciale à Ambohijatovo et à Ambatonakanga. « Ceux qui ont été à l’intérieur du bureau ont été terrorisés. Et pour le cas de l’agence de la Jirama à Tanjombato, des éléments des Forces de l’ordre ont dû intervenir hier afin que les employés puissent travailler », a-t-on évoqué lors de cette conférence de presse.

Grogne. « Nous préférons travailler par simple conviction. C’est pour le bien de l’entreprise qui est maintenant en grande difficulté. Nous craignons que nos salaires ne soient plus réglés si les caisses de la Jirama restent fermées. Et du côté des abonnés, leurs factures s’accumulent si elles ne sont pas payées mensuellement », d’après toujours les explications de Dr Vololona Rakotomanana. Notons que de nombreux abonnés font déjà la grogne concernant les services rendus par les agents de la Jirama. Face à cette situation, les agents non grévistes sensibilisent leurs paires afin d’éviter un affrontement entre eux. D’autant plus, le renouvellement du contrat de concession pour l’exploitation du secteur Eau par la Jirama sera bientôt adopté en Conseil de gouvernement. Cela démontre encore une fois de plus que l’entreprise ne sera pas privatisée.

Navalona R.


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9 Comments - Write a Comment

  1. et les différents ? pourquoi faire ! et pour faire quoi ?

  2. ALERTE ALERTE ALERTE!!!!! EFA HATRIN’ NY OMALY NO MISY TUYAU JIRAMA VAKY ENY SOAMANANDRARINY ,VAKY BE MIBASASAKA BE VERY FOTSINY NY RANO,…ARY TAPAKA NY RANO QUARTIER RAY MANONTOLO HATRIN’NY OMALY,MBA MIANGAVY RE RY JIRAMA O!!!!

  3. On peut toujours parler de constitution, mais que chacun soit responsable de ses actes, et soit à hauteur de ce qu’il à contracter.
    Avec un minimum de fierté et de personnalité, les employés de la JIRAMA pourront sauver leur entreprise.
    Si tout est traité normalement, sans interventions de soit disant responsable le cout de l’eau et l’électricité sera moindre.

  4. Que ceux qui travaillent ne font pas uniquement acte de présence, voir agents Jirama Ambatonakanga et Ambohijanahary, mais :
    – traitent le maximum d’arriérés tels installations des compteurs/branchements déja payées par les clients,
    – un minimum de respect envers la clientèle
    – résolution des délestage
    sinon c’est du m’as tu vu, et travailler pour rien de positif
    C’est tout ce qu’on demande, mais pas des employés politiciens.

  5. olona frustrés ireo mpitarika greve ao @ jirama ireo. Nanatena nommination kay tsy izay no niseho

  6. Qui va payer le surplus de la facturation de la JIRAMA. En effet, si vous consommez mensuellement 230 kwh, les 1er 130 kwh sont facturés à 205 AR/kwh et les 100 kwh restant à 312 AR/kwh, donc si le relevé des consommations se fera après 2 mois (minimum) sur les 460 kwh de consommation 330 kwh seront facturés à 312 AR/kwh, TVA en sus !!!! Messieurs les syndicalistes merci de nous répondre car en sus du délestage vous nous faites payer le prix le plus fort !

  7. ty fanjakana ty koa tsy mahay ninina sady be kolikoly ka mamono afo sisa no mba specialité,manina ra vahana le olana mahazo ny mpiasa sy ny jirama de vita ,na ankizy tsy manana cepe aza mahava olana mora kely otrizany

  8. Le droit de grève est garanti par la Constitution. Pourtant, cette grève ne devra pas en aucun cas se faire de façon anarchique tout en bafouant la liberté « DES AUTRES ». La jirama est une société d’Etat, d’utilité publique, donc il n’est pas question qu’on ne la gère pas selon « LES CAPRICES » de ces syndicalistes grévistes. Soyez raisonnables!

  9. Lisons ensemble notre « CONSTITUTION »,la Constitution de la quatrième République Malgache:
    Article 31
    L’Etat reconnaît le droit de tout travailleur de défendre ses intérêts par l’action syndicale et en pmarticulier par la liberté de fonder un syndicat.
    L’adhésion à un syndicat est libre.
    Article 32
    Tout travailleur a le droit de participer ==notamment==par l’intermédiaire de ses délégués,à la détermination des règles et des conditions de travail.
    Article 33
    LE DROIT DE GREVE EST RECONNU SANS QU’IL PUISSE ÊTRE PORTE PREJUDICE:
    -à la continuité du « SERVICE PUBLIC »
    -ni aux intérêts fondamentaux de la NATION.
    Les autres conditions d’exercice de ce droit de grève sont fixées par la loi.

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