Jirama Soanierana : Les grévistes dispersés à coups de grenades lacrymogènes



Jacaranda
L’ambiance n’a pas été… électrique. (photo : Yvon Ram)
L’ambiance n’a pas été… électrique. (photo : Yvon Ram)

Ils n’ont pas pu s’introduire dans l’enceinte de la Jirama à Soanierana, l’endroit prévu pour observer la grève après la fermeture du bureau à Ambohijatovo. Les forces de l’ordre de l’Emmo-Reg, à bord de trois véhicules tout-terrain et d’un camion militaire, ont bouclé l’entrée très tôt dans la matinée d’hier. La situation a vite dégénéré puisque les grévistes se sont dit privés de leur droit. Les représentants des deux protagonistes ont tant bien que mal essayé de trouver un terrain d’entente à travers une négociation. En vain. Il a fallu alors que les éléments de l’Emmo-Reg dispersent les employés grévistes de la Jirama avec leurs bombes lacrymogènes. La tension est montée d’un cran quant à la résolution de crise sur la Jirama. Les hommes en treillis ne semblent pas prêts à obtempérer, et cela en exécution de la note de service émanant de la Direction Génerale de la Jirama qui interdit toute manifestation et grève dans les enceintes de cette société d’Etat, et ce, jusqu’à nouvel ordre. En tenant compte de la note N° L/DG/15-313, les grèves ne seront permises qu’une fois l’enquête sur la pose du détonateur à Ambohijatovo close. De l’autre côté, les grévistes persistent et signent : « Nous avons respecté à la lettre les procédures pour observer une grève… les responsables de la Jirama Soanierana en sont déjà notifiés » a expliqué un meneur de la manifestation. Il continue dans la foulée que si l’interdiction à l’encontre des manifestants se prolonge, la riposte sera sévère, très sévère : « Nous allons fermer tous les bureaux dans toute l’île ». Les mêmes grévistes de dénoncer le non-respect du droit syndical comme stipulé, selon toujours eux, dans les articles 232 et 233 du Code du travail. Entre les agents grévistes et le régime, le courant semble ne plus passer et l’ambiance… survoltée.

D .R 


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8 Comments - Write a Comment

  1. Sans aller loin, rien qu’avec le délestage le courant fonctionne déjà en pointillé entre le régime et les agents grévistes.
    Avec la grève, il n’y aura plus de jus et la pagaille dans le noir … dont les premiers victimes sont les Malagasy.

    Personne ne sait comment Hery Rajaoanarimampianina et Jean Ravelonoarivo

    vont sortir de ces foyers de tension pratiquement généralisés : en plus du Jirama, y a Air M/car qui n’arrive pas décoller (à l’image de notre politique et de notre économie), le SECES et les étudiants, les dahalo, … et surtout le vrai faux mémorandum …
    Plus le temps avance, plus Hery Rajaonarimampianana s’enfonce dans ses lacunes et faiblesses alors que c’est la 1° fois qu’on a un président avec bac + 7 ou 8 et ex-ministre des Finances de surcroît.
    Que fait ‘ il ? Que décide t’ il ? Où est-ce qu’il veut en venir ? …

  2. Entièrement d’accord avec Harena N. 5% du personnel veut prendre le pays en otage sous prétexte qu’ils sont « garantis » par la Constitution.

  3. Avec ce régime, pour prendre de décision, il n’est pas capable de faire quelque chose rapide, pour nommer un pm 3 mois, pour faire ceci ou cela il faut au moins des mois et des mois, exemple grève air mad, domaine, donc il faut compter plus de 3 mois minimum pour qu’il bouge son c….. . Madagascar a beaucoup à perdre qu’à gagner sur tout les plans avec ses dirigeants actuels. Faut que les gasy bougent car trop c’est trop, il faut en finir vite sinon tout le monde serait cadavré

  4. Je conseille à tous ces grévistes convaincus que leur action aboutira à un meilleur fonctionnement de leur outil de travail de faire une grève de la faim jusqu’au-boutiste… La population vous regardera goguenarde….

  5. Personne ne remet en cause le droit à la grève inscrit dans la Constitution. Il s’agit ici de l’intérêt supérieur de la Nation. Un pays qui, comme les autres, ne peut vivre sans électricité sauf à retourner dans une sorte de protohistoire suicidaire. L’heure viendra, naturellement, de rendre des comptes. Les responsables de cet état délabré de la Jirama devront être châtiés. Mais les agitateurs syndicalistes (5% des salariés ?) ont pris en otage la population toute entière. Au travail tout d’abord ! Seuls les jusqu’auboutistes et idéologues malades peuvent encore croire au miracle. Mais la vérité est là : la Jirama est morte tout comme Air Madagascar. Ces deux sociétés doivent être ouvertes aux investisseurs privés (vous savez, ces méchants capitaux étrangers qui font vivre les Malgaches depuis plus de cinquante ans !) et purgées de tous leurs profiteurs et corrupteurs. Prétendre à une autre solution est mentir. Un mensonge mortel.

  6. Il faut en finir avec cette « affaire » de JIRAMA.
    Quel est le « STATUT » des ouvriers et des employés de JIRAMA:-« ça suffit la chienlit ».

  7. Quoi qu’on dise et quoi qu’on fasse, mater ou laisser-aller, le Droit de grève (syndical ou pas) est garanti par la Constitution ainsi que les Codes de Travail. Quelle leçon apprend-on en observant le cas d’Air Mad? Où en sommes-nous avec les SECES? La recrudescence de l’insécurité partout Madagascar? Il nous faut DES SOLUTIONS, « non tampons » mais « RADICALES », génératrices d’un « CLIMAT SALUBRE, VIABLE » où tous les secteurs puissent respirer « NORMALEMENT ».

  8. Bien que ces employés ne sont en rien responsables de l’état plus que désastreux de leur société Hery et ses bras armés continuent à mater toutes contestations sociales pour masquer son incompétence et son échec total dans le redressement du pays.

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