Vol de bœufs à Ankazoabo : 23 personnes au Parquet dont un délégué au maire, son adjoint et le frère d’un député

Jacaranda
Valan’omby any  Ankazoabo.
Valan’omby any Ankazoabo.

Le tribunal de première instance d’Ankazoabo dans le sud-ouest a eu fort à faire, hier. 23 personnes qui ont trempé dans des affaires de vols de bœufs ont été  déférées au parquet de la ville. Elles ont été  inculpées de faux, d’usage de faux et de détention illégale d’armes. Un délégué au maire, son adjoint et un chef fokontany, frère du député Mara Niarisy, figurent  parmi les prévenus, selon des sources auprès de la gendarmerie.

La journée du 29 octobre, une pluie fine s’abattait sur la ville d’Ankazoabo, une localité difficile d’accès via la RN 7 au niveau de Sakaraha. Il faut compter plusieurs  heures pour l’atteindre à travers des chemins semés des trous énormes, sans parler des embuscades montés par des bandits tristement célèbres versés dans le vol de bovidés, ne se contentant plus de voler mais assassinant tous ceux  qui osent leur tenir tête. Et c’est peut-être pour cela que la sécurisation de cette partie de la région s’avère difficile. Très difficile. Depuis plusieurs années, on ne parle que de vols de bovidés (VDB) pour les initiés. Ces derniers temps, les forces de l’ordre ont osé entreprendre une opération pour mettre fin à ce fléau qui terrorise la population. Une décision qui tardait à venir, selon les avis des victimes. Le 16 septembre dernier, munis d’un ordre de perquisition numéro 177-CG/PR Ank15 S du tribunal de la ville d’Ankazoabo, des éléments de la gendarmerie ont fait une descente dans la localité d’Ebona à 45 km de ce chef lieu de district. Ce jour-là, après constatation, quelques 364 bœufs ont été emmenés vers Ankazoabo. Les forces de l’ordre ont également saisi des armes à feu détenues illégalement, selon les informations fournies. Les bovidés sans passeport en bonne et du forme ont été placés en fourrière à Ankazoabo. Après, la gendarmerie a lancé un appel à l’endroit de celui ou ceux qui étaient victimes de vols pour  venir reconnaître les leurs. Mais la peur de représailles a été la  plus forte et hier, seulement 29 personnes ont osé porter plainte.

Opération Fahalemana. Suite à la perquisition et la mise en fourrière de ces nombreux bovidés, et à la dégradation de la situation engendrant morts d’hommes lors des affrontements entre dahalo et forces de l’ordre, des éléments de l’opération « Hetsika Fahalemana » ont été envoyés sur place pour prêter main forte. Une opération qui visait surtout à sécuriser cette partie de la Région Sud-Ouest.

Cette affaire a fait couler beaucoup d’encre surtout parce que le principal acteur est un élu. On a appris  que les chefs militaires et autres responsables de la sécurité seront convoqués à l’Assemblée nationale vers le 6 novembre prochain pour cette affaire.

(Envoyé spécial Mika Rasamoelina)

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4 Comments - Write a Comment

  1. fa hanao inona any @ assemblée nationale ny miaramila? hanazava inona? fa ianareo depiote ireo ve mihevitra anareo ho tena ambonin’ny lalàna? tsy azo kitihina mihitsy na hamono olona aza? ry solon’ny VAVAN’ny VAHOAKA! laninareo daholoizay tokony ho an’ny vahoaka, tokony foanana any mihitsy ny fisianareo!

  2. Fitsaram-bahoaka ihany no mety, tonga dia barbecue dia vita ny resaka.

  3. Dans un millénaire !

  4. et le depité dans tout ça ? il s’en tire encore une fois de plus? à quand l’état de droit?

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