Mahajanga :Naufrage d’une vedette : cinq morts et 13 rescapés

Jacaranda

Vedety-rendrikaUne recherche a été entamée hier même pour essayer de trouver le corps de l’individu disparu. La vedette a pris le départ à Mahajanga et avait comme destination Katsepy.

Le transport maritime a encore une fois provoqué des morts d’hommes. « Une heure et quart après son départ de Mahajanga, soit vers 7heures et quelques poussières, la vedette dénommée Mavitrika est arrêtée en haute mer, hier,  à la suite d’une panne mécanique. L’appareil a naufragé par la suite faisant cinq morts et un disparu » a-t-on tiré de l’extrait du communiqué officiel de l’Agence Portuaire Fluviale et Maritime.  Une opération de secours a été menée et a permis au sauvetage de 13 autres passagers. Six d’entre ces individus ont dû être hospitalisés à l’hôpital d’Androva, à Mahajanga. La défaillance d’un tuyau flexible a été à l’origine de cet accident maritime, selon le premier rapport des techniciens. Hier, la recherche a été menée par l’APMF et les éléments de la force navale à bord  d’une autre vedette portant le nom « AIDA ». Une source à Mahajanga a témoigné que le mécanicien était en train de réparer la pièce défaillante lorsque l’eau commençait à envahir le bateau. Peu de temps après, la situation a n’a plus été maîtrisée et s’est soldée par le naufrage de la vedette. Hier, un ministre et les autorités de la région ont rendu visite aux rescapés à l’hôpital d’Androva en apportant leurs aides.  Le bateau était-il en surcharge ? Les passagers avaient-ils des bouées de sauvetage ? Les documents d’usage dont l’assurance et la visite technique ont-elles été en règle ? Le « pilote » était-il habilité à faire son travail ? Autant de questions qui vont dans ce sens méritent d’être posées pour le cas du genre. Les enquêtes maritimes se tourneraient d’ailleurs autour de ces interrogations. La normalisation des transports maritimes passe aussi par les conditionnalités liées à ces éléments de réflexion. Nous savons que des sensibilisations suivies de formations ont été faites dans les lieux d’embarcation des bateaux de transports. Un effort qui devrait se poursuivre, puisque les accidents maritimes et fluviaux sont typiquement dangereux, alors que l’Etat n’a pas encore les équipements nécessaires pour faire des interventions en haute mer.

D.R

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