Affaire Lylison : Vers une issue en queue de poisson

LylsonDeux semaines après la perquisition effectuée à son domicile à Andohan’i Mandroseza, le Sénateur MAPAR reste introuvable.

« Un pétard mouillé ». C’est ainsi que certains observateurs qualifient les poursuites lancées à l’encontre du Sénateur Lylison René de Rolland. En effet, deux semaines après la perquisition effectuée à son domicile à Andohan’i Mandroseza, l’élu MAPAR reste introuvable. Pour le moment, l’affaire est au statu quo. Plus d’un estiment que le dossier s’achemine vers une issue en queue de poisson. Officiellement, aucune poursuite n’a été lancée. Contrairement à ce qui a été véhiculé au début de cette affaire, les autorités judiciaires n’ont décerné aucun mandat d’arrêt  ni mandat d’amener à l’encontre de l’ancien Directeur de la Force d’Intervention Spéciale (FIS). En tout cas, c’est ce qu’a confirmé le Procureur général près la Cour d’Appel d’Antananarivo, Jacques Randrianasolo en marge de la cérémonie de passation de commande qui s’est déroulée à Betongolo la semaine dernière.

Mandat d’arrêt. La question est désormais de savoir pourquoi le Sénateur Lylison René de Rolland continue à se cacher alors qu’officiellement, il ne fait l’objet d’aucune poursuite judiciaire. En tout cas, selon des sources proches des forces armées, la cachette de cet officier proche de l’ancien président de la Transition, Andry Rajoelina, est déjà localisée mais personne n’ose procéder à son arrestation. Certainement à cause de l’inexistence d’un mandat d’arrêt à son encontre. On a donc rameuté toute une troupe d’Emmoreg et de forces d’interventions de la Gendarmerie et de la Police nationale, finalement pour ne rien faire. Faut-il rappeler qu’environ 300 éléments ont été mobilisés lors de la perquisition à Andohan’i Mandroseza. C’est à cause de ce genre de mesure disproportionnée que certains observateurs considèrent cette affaire comme « une intimidation et une manœuvre visant à faire taire les opposants au régime ».

Bras de fer. Nos sources ont également laissé entendre que le Sénateur élu sous les couleurs du MAPAR bénéficierait du soutien de ses camarades de promotion à l’Académie militaire d’Antsirabe. D’après les informations, ces derniers auraient tenu une réunion la semaine dernière du côté de Fort Duchesne. Ici, le conditionnel est de rigueur puisque les officiers issus de la même promotion que le Colonel Lylison n’ont voulu confirmer ni infirmer l’information. Il convient de noter également que cette affaire provoque actuellement un bras de fer entre la Justice et le Sénat. C’est le cas de le dire puisque le président de la Chambre Haute, Honoré Rakotomanana et le Procureur général près la Cour d’Appel (PGCA), Jacques Randrianasolo tiennent des propos contradictoires par rapport notamment à la demande de levée de l’immunité parlementaire dont bénéficie l’élu MAPAR. Pas plus tard qu’hier, le premier a réitéré que jusqu’ici, aucune demande n’a été reçue du côté du Palais de Verre d’Anosikely. Pourtant, vendredi dernier, le PGCA a déclaré que la demande de levée de l’immunité a déjà été envoyée. Sans cette demande, nous ne pouvons rien faire, a soutenu le numéro Un du Sénat. Qui de ces deux hauts responsables a donc menti.

Présomption d’innocence. A chaque intervention, Honoré Rakotomanana ne cesse de rappeler la présomption d’innocence dont bénéficie l’ancien Directeur de la FIS. Une manière à lui de tenter d’apaiser la tension, mais aussi et surtout, pour essayer de prendre la défense du Sénateur issu de la Province de Mahajanga. Hier, une rencontre entre le Bureau permanent du Sénat et le Sénateur MAPAR Velontsara Paul Bert a eu lieu à Anosikely. Une occasion pour l’ancien député de Port-Bergé d’interpeller l’instance dirigeante de la Chambre Haute par rapport à la situation de Lylison René de Rolland. Pour l’heure, le Sénat joue la carte de la prudence par rapport à cette affaire.

Davis R

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4 Commentaires - Ecrire un commentaire

  1. marina mitsy zany

  2. fa matoa miafina ilay ranamana ao raha .

  3. quid du 26 janvier 2009, du 07 février 2009 et de tous les autres crimes: vols , destructions …?

  4. Comme la notion de « FLAGRANT DELIT » n’a pas été CONSTATEE, il est hors de question qu’on le poursuive à tambour battant. Sauf d’autres affaires le concernant se profilent quelque part à l’horizon pour NUIRE lui et son MENTOR? Qui sait?

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