Incident à Antaninandro : Affrontement évité de justesse entre les unités d’élite de la Gendarmerie et de la Police

Des éléments de la gendarmerie nationale sont dépêchés sur place pour tenter de calmer leur frère d’arme.
Des éléments de la gendarmerie nationale sont dépêchés sur place pour tenter de calmer leur frère d’arme.

La tension est montée d’un cran à l’arrivée sur place des éléments cagoulés de l’Unité d’Intervention Rapide (UIR).

Affrontement évité de justesse hier entre des éléments d’élite de la Police et ceux de la Gendarmerie nationale. En effet, le ton est monté d’un cran du côté d’Andravoahangy Ambony suite à l’interpellation par des agents du Commissariat du troisième arrondissement, d’un gendarme en tenue civil qui roulait à sens unique sur la route en pavée menant vers Antaninandro. Non seulement, ce dernier roulait en état d’ivresse mais la femme était avec lui sans casque. C’est cet « abus de pouvoir » ou « abus d’autorité » (c’est selon) flagrant qui a attisé l’attention des policiers qui étaient en service devant le Commissariat du troisième arrondissement. Un officier et un agent de Police ont tenté de l’interpeller en rappelant qu’il  était en train de commettre une infraction au code de la route mais en réponse, l’individu a haussé le ton en sortant sa carte professionnelle. En outre, ce gendarme a répété à maintes reprises, et ce, au vu et au su des nombreux observateurs qui se sont rapidement regroupés devant le Commissariat, qu’il connait des gens hauts placés et des hauts gradés. Très remonté contre les policiers qui ont osé l’interpeller publiquement, il n’a pas hésité à faire savoir qu’il connait personnellement le Commandant de la CIRGN Analamanga, le Général Florens Rakotomahanina. En effet, devant plusieurs témoins, l’individu a contacté par téléphone plusieurs hauts gradés de la Gendarmerie nationale. La question est cependant de savoir si ces hauts responsables ont cru aux tenants et aboutissants du rapport présenté par cet élément en civil. En effet, tous les témoins ayant assisté à la scène peuvent confirmer que l’intéressé a menti à ses supérieurs hiérarchiques en avançant qu’il n’a pas conduit la moto. Il l’aurait poussé à la main.

Friction. En tout cas, l’incident qui s’est produit hier à Antaninandro a de nouveau ravivé la friction déjà existante entre la Gendarmerie et la Police nationale. La tension est montée d’un cran à l’arrivée sur place des éléments cagoulés de l’Unité d’Intervention Rapide (UIR). D’autant plus que le gendarme n’a pas cessé de répéter que « cette affaire va être le début de la guerre entre la Police et la Gendarmerie ». « Trois éléments du GSIS sont actuellement à Tsiafahy à cause de vous, les policiers », a-t-il martelé. Face aux risques qu’engendraient l’affaire, le premier responsable du Commissariat du 3e a décidé de dépêcher sur place des éléments d’élite de la Police nationale. En effet, le gendarme concerné était à deux doigts d’une arrestation musclée. Il a également échappé de peu à une vindicte populaire. Ses insultes et ses provocations ont entraîné la colère des policiers présents sur le lieu. Il n’a fait preuve d’aucun respect même envers le Commissaire et les officiers du troisième arrondissement. Vers le début de soirée, des éléments de la Gendarmerie étaient arrivés sur le lieu pour tenter de calmer leur frère d’arme mais au lieu de coopérer, ce dernier a encore proféré des menaces en annonçant que des éléments du GSIS vont débarquer à Antaninandro pour se confronter aux policiers de l’UIR. Aux dernières nouvelles, ce gendarme a été amené à la Brigade de Tana Ville à Betongolo pour être auditionné. Nous allons suivre de près l’évolution de cette affaire. La question est toutefois de savoir qu’est-ce qui se serait passé si c’était un civil qui a commis cette infraction. En tout cas, ce genre de comportement ne peut qu’attiser la colère des citoyens envers les forces armées. Se disant soucieux du respect de l’éthique et de la déontologie, la Hiérarchie militaire devrait prendre des mesures pour sanctionner ce genre d’attitude. Histoire à suivre.

Davis R

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Un Commentaire - Ecrire un commentaire

  1. Inona ihany ny tohin ty raharaha izay nampamantenainareo fa ho arahina akaiky ityV

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