Code de la Communication : Vers un clash entre le régime et la presse privée

Les journalistes vont organiser un sit-in ce jour à Tsimbazaza.
Les journalistes vont organiser un sit-in ce jour à Tsimbazaza.

Les évènements qui se dérouleront ce jour à Tsimbazaza et à Andraharo vont être décisifs pour le règlement de ce conflit.

Les journalistes, la Société civile et les simples citoyens qui soutiennent le mouvement pour la défense de la liberté d’expression se donnent rendez-vous à l’Assemblée nationale ce matin. En effet, afin de contester le forcing prévu par les tenants du régime en vue de l’adoption du projet de loi portant Code de la Communication médiatisée, un sit-in sera organisé à Tsimbazaza. Reste à savoir si cette fois-ci, la manifestation pourrait se dérouler dans le calme et sans incident, comme ce fut le cas le 1er juillet dernier. D’après les informations, l’Emmoreg aurait reçu l’ordre de se présenter à l’hémicycle pour intervenir en cas de débordement. L’on sait également que les forces de sécurité de l’Assemblée nationale sont consignées. Des mesures de sécurité particulières seront certainement prises pour sécuriser le palais. Parallèlement à ce sit-in à Tsimbazaza, une délégation des journalistes se rendra également à Andraharo pour répondre à l’invitation du Représentant résident du Système des Nations Unies à Madagascar. En effet, ce haut responsable convoque ce jour toutes les entités concernées par cette affaire, entre autres, les membres de la presse, la Société civile, le Ministère de la Communication, de l’Information et des Relations avec les Institutions, ainsi que les représentants des commissions concernées par l’adoption du Code de la Communication médiatisée au niveau du Parlement. Cette rencontre sera une occasion pour tous les acteurs de confronter les deux versions contradictoires de ce projet de loi, à savoir la version élaborée consensuellement en 2015 avec le PNUD et les partenaires techniques, et la version élaborée unilatéralement par le gouvernement. Le représentant du PNUD profitera certainement de cette occasion pour interpeller le ministre de la Communication Andrianjato Vonison Razafindambo par rapport à l’existence du projet de Code de la Communication élaboré en 2015.

Boycott. Bien malgré les interventions des représentants de la Communauté internationale, le ministre de tutelle persiste et signe sur l’adoption au forceps de cette loi liberticide. Toutefois, aux dernières nouvelles, une rencontre entre 5 représentants des journalistes, 5 membres du gouvernement et le Bureau permanent de l’Assemblée nationale aura lieu cet après-midi à Tsimbazaza. Apparemment, bien malgré l’arrogance des tenants du régime qui refusent le dialogue et insistent sur le forcing, les acteurs ont finalement accepté de retourner sur la table des négociations. Nul n’ignore en effet que cette affaire risque de s’acheminer vers un clash entre le régime Rajaonarimampianina et la presse privée. L’adoption de ce projet de loi pourrait engendrer la fin de la collaboration entre les deux entités pourtant interdépendantes. Le boycott des informations émanant des autorités et des institutions publiques risque de devenir définitif. Il serait même question de publier régulièrement des dossiers concernant les corruptions, les détournements et les mauvaises pratiques commis par les dirigeants et leurs proches. Pour le moment, on n’en est pas encore là. Les évènements qui se dérouleront ce jour à Tsimbazaza et à Andraharo vont être décisifs pour le règlement de ce conflit. Histoire à suivre.

Davis R

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3 Commentaires - Ecrire un commentaire

  1. CINQ CINQ RAZ’L et RAVO TONGABE ! félicitations , voilà un article qui ose cracher en pleine figure aux certains journalistes privés !

  2. Questions très pertinentes!!!……..Lors de cette journée du LUNDI NOIR DU 26 JANVIER 2009, je me souviens très bien que c’était cette RADIO ANTSIVA qui avait harangué les PRO-ORANGE en débitant des rumeurs les plus folles…. Lors du O7 FEVRIER 2009, après la fusillade, C’éTAIT ENCORE CETTE RADIO ANTSIVA QUI AVAIT RÉPÉTÉ A LONGUEUR DE JOURNÉE « QU’IL Y AVAIT EU DES DISPARUS, DES FOSSES COMMUNES, ET QUE DES CORPS DES VICTIMES ÉTAIENT ENVOYÉS AU CROC FARM IVATO POUR ÊTRE DÉVORÉES PAR DES CROCODILES  » …… Alors qu’une fois le pouvoir acquis, il n’en est rien!!!!….Et maintenant, remarquons ce que ces journalistes ont écrit supra:  » Il serait même question de publier régulièrement des dossiers concernant les corruptions, les détournements et les mauvaises pratiques commis par les dirigeants et leurs proches…. Pour le moment, on n’en est pas encore là. « !!!!!……POURTANT, TEL EST LE RÔLE D’UN JOURNALISTE: DÉNONCER LES MAGOUILLES ET IRRéGULARITéS A CHAQUE PARUTION; CELA; AVEC PREUVE A L’APPUI!!!!……………………………….D’où la question suivante:  » AVONS NOUS RÉELLEMENT DE ….JOURNALISTES DIGNE DE L’ÊTRE « ???????

  3. Qu’est ce que ces journalistes ont foutu en 2009 lors de la destruction de la MBS, de la Radio Fahazavana , de la Radio Mada? Lors des kidnapping par rat -joHELL des journalistes de ces stations? qu’est ce que ces jouranlistes ont foutu?

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