Mines et Pétrole : Alliance entre l’OMNIS et l’ONHYM du Maroc

Signature de protocole d’accord entre l’OMNIS et l’ONHYM, hier au Colbert Antaninarenina.
Signature de protocole d’accord entre l’OMNIS et l’ONHYM, hier au Colbert Antaninarenina.

Le Maroc est beaucoup plus expérimenté dans le recueil d’informations concernant les ressources minières et pétrolières. Ce pays est prêt à collaborer avec Madagascar, à partager son savoir-faire et sa technologie de pointe.

 

Un protocole d’accord a été signé hier entre l’Office des Mines Nationales et des Industries Stratégiques (OMNIS) de Madagascar et l’Office National des Hydrocarbures et des Mines (ONHYM) du Maroc. D’après le DG de l’OMNIS, Rasoanaivo Bonaventure, il s’agit d’un début de collaboration qui pourrait aboutir à des progrès techniques pour Madagascar et à la venue d’investissements marocains dans le secteur des mines et du pétrole. « L’OMNIS et l’ONHYM sont deux organismes de régulation qui ont les mêmes objectifs. Mais le Maroc a plus d’expériences dans le secteur du pétrole-amont. Ce pays a une société qui opère dans ce secteur depuis 1928. Nous pouvons donc espérer une collaboration avec des échanges d’expériences », a-t-il indiqué. A noter que plus de 22 conventions ont été signées hier entre Madagascar et le Maroc. Selon le PCA de l’OMNIS, Erick Rabeharisoa, également présent lors de la cérémonie de signature, la collaboration avec l’ONHYM pourrait permettre à Madagascar de bénéficier des technologies de pointes et de promouvoir les investissements étrangers. « Nous avons déjà parlé de formation et d’observatoire. Mais les discussions vont se poursuivre », a noté le PCA de l’OMNIS.

Gagnant-gagnant. Pour sa part, le DG de l’ONHYM, M. Benkhadra a souligné que cette convention de coopération va porter essentiellement sur la recherche d’informations dans le domaine des hydrocarbures, l’accompagnement des deux côtés, sur tout ce qui concerne les échanges concernant des bassins sédimentaires, les métaux de base et les métaux rares. « Les deux  pays disposent de ces ressources. Les deux groupes d’experts doivent donc se rapprocher et échanger de manière à ce que chacun puisse évoluer dans son domaine d’expertise. Nous ferons également de l’assistance technique et des formations en fonction des besoins exprimés. Il faut établir un plan d’action avec des activités précises pour 2017. Des visites conjointes au Maroc et à Madagascar doivent être organisées, ainsi que l’examen de sujets précis comme les terres rares ou recherches de l’or qui sont des domaines importants pour Madagascar », a déclaré le DG de l’Office marocain. En outre, elle a évoqué la possibilité de développer encore plus le secteur de l’huile lourde à Madagascar. D’après ses dires, l’objet est de renforcer la coopération sud-sud comme le souhaitent les deux chefs d’Etat, afin de s’enrichir mutuellement.

Antsa R.

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