Session parlementaire : Vers une interpellation du PM par les députés pro-Claudine

Jacaranda
Des députés veulent qu’on leur dise la vérité sur l’affaire Claudine. (photo d’archives)

Des questions seront posées au Premier ministre sur l’affaire Claudine Razaimamonjy.

Le flou persiste sur l’affaire Claudine qui n’évolue pas depuis que la femme d’affaires est rentrée de son évacuation sanitaire de l’île Maurice. L’affaire connaîtra cependant une nouvelle tournure à partir de mardi prochain, jour d’ouverture officielle de la première session de l’Assemblée nationale de cette année 2017. Les députés pro-Claudine qui sont fâchés contre l’attitude de certains tenants du pouvoir face à la situation dans laquelle se trouve la partenaire financière du régime HVM, attendent de pied ferme le gouvernement, en particulier le Premier ministre Mahafaly Solonandrasana Olivier. Ces élus qui constituent une majorité au sein de la « majorité présidentielle » voudraient poser des questions au chef du gouvernement. Si ce ne serait pas donc un « Ampamoaka », cela lui ressemblerait. L’heure de vérité sonnera donc dans quelques jours. Qui sont derrière le coup ? Le président de la République a-t-il une main derrière le Bianco ? Quelle est la responsabilité du Premier ministre qui est à la fois ministre de l’Intérieur, l’autorité qui a débloqué les milliards « détournés » par Claudine Razaimamonjy ?

Motion de censure. Pour le moment, une motion de censure n’est pas encore envisagée. « Tout dépendra des réponses du gouvernement à nos soucis. », a souligné le député Anthelme Ramparany. A l’Assemblée nationale,  c’est encore l’incertitude. La prudence est adoptée par certains élus. La plupart des députés pro-régime se trouvent dans l’embarras. D’autres attendent des consignes avant d’agir. Quelques députés mènent dans les coulisses des tractations dans l’objectif de convaincre leurs collègues sur une position à adopter. Pour des députés pro-régime, il faut défendre coûte que coûte le « bailleur » Claudine Razaimamonjy. Force est cependant de rappeler que les conflits qui ont opposé l’Exécutif à l’Assemblée nationale ont toujours fini par être réglés « à l’amiable ». Il suffit que la Présidence de la République fasse connaître sa position et les députés s’y plient. En tout cas, d’après un député indépendant, les déclarations récemment faites par son collègue d’Ambovombe Androy Milavonjy Philobert ne sont qu’une réaction à chaud. « Tout finira par être réglé entre nous. », a fait savoir notre interlocuteur.

R. Eugène

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