Claudine Razaimamonjy : Une contre-expertise médicale envisagée

Jacaranda

Hier, une délégation composée entre autres, des juges responsables au niveau de la Chaîne pénale et du substitut du Procureur, a effectué un contrôle de détention à l’HJRA.

Le flou subsiste autour de l’affaire Claudine Razaimamonjy. Hier, des quotidiens « pro-régime » ont publié des photos de la conseillère spéciale du président Hery Rajaonarimampianina se trouvant sur son lit d’hôpital à la chambre 126 du service Neuro-chirurgie de l’HJRA. Gravement malade et placée sous perfusion, elle est toujours soignée au service réanimation. Telle est la « communication » que l’on souhaite véhiculer du côté des tenants du régime. Hier, Fanirisoa Ernaivo, présidente du Syndicat des Magistrats de Madagascar a expliqué que le Juge d’instruction au niveau de la Chaîne pénale anti-corruption n’était pas présent lors de cette visite « organisée ». C’est le Premier Substitut du Procureur qui a accompagné cette délégation de journalistes durant cette visite. Hier, une délégation de la Justice composée entre autres, du Juge d’instruction responsable du dossier au niveau de la Chaîne Pénale Anti-Corruption et du Substitut du Procureur a effectué un contrôle de détention à la chambre 126 de l’hôpital HJRA. La présidente du SMM, Fanirisoa Ernaivo a participé à ce contrôle en tant que Substitut du Procureur.

D’autres dossiers. Les autorités judiciaires ont confirmé la présence physique de Claudine Razaimamonjy à l’hôpital. Un doute plane toutefois sur son état de santé. D’autant plus que pour l’heure, aucune information n’a été dévoilée même à propos du résultat de l’angiographie qu’elle a effectuée à l’île Maurice. Pour sa part, Fanirisoa Ernaivo confirme que Claudine Razaimamonjy n’est pas gravement malade. En tout cas, elle n’est ni à l’agonie ni dans un état de souffrance physique intense. « Même si je ne suis pas médecin, je peux constater qu’elle ne souffre pas », a laissé entendre le numéro Un du SMM qui n’écarte point une contre-expertise médicale. En effet, du côté des responsables de la Justice, cette option est fortement envisagée. Certainement afin de mettre fin aux polémiques autour de cette affaire, mais aussi pour que la procédure judiciaire puisse reprendre son cours normal. Faut-il rappeler que le Bureau Indépendant Anti-Corruption attend encore la patronne de l’hôtel « A&C » pour une enquête à propos d’autres dossiers de détournement et de corruption ? Après cette contre-expertise, elle pourrait également être transférée à Antanimora. Les Juges de la Chaîne pénale ont prononcé son placement sous mandat de dépôt le 7 avril dernier, pourtant, un mois ou enfin presque après, elle n’a pas encore mis les pieds en prison. La question est donc de savoir combien de temps elle restera au service de la réanimation neurochirurgie de l’HJRA. Fanirisoa Ernaivo a déclaré hier que la prise de décision concernant la contre-expertise médicale et son transfert à la prison revient au Juge d’instruction de la Chaîne pénale. Cette affaire risque donc de connaître un nouveau rebondissement dans les jours qui viennent. Histoire à suivre.

Davis R

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