Série d’arrestations au sein des Forces de l’ordre : Guerre froide entre des éléments de la gendarmerie et de la police nationale

Jacaranda

Dans des affaires  criminelles qui impliquent certains de leurs éléments, la police et la gendarmerie nationale sont visiblement parties dans une guerre froide. Une arrestation de la part de la première est suivie d’une autre par la deuxième.

Après l’arrestation d’un policier pris en flagrant délit pour détention d’armes illégales sur la RN7, à Ilaka-centre, district d’Ambositra, la gendarmerie chargée de l’enquête a décidé d’enfoncer le clou afin d’élucider cette affaire.

Réseau de trafiquants. Le pistolet de marque Makarov et les munitions saisis sur le suspect ont été envoyés  à la direction de la Police judiciaire de la gendarmerie nationale à Antananarivo afin que cette dernière puisse procéder à leur expertise. Selon les informations, le suspect est un policier en service au commissariat de la sécurité publique d’Ihosy. En effet le suspect se trouve  en garde à vue à Ambositra. Egalement confisqués par la gendarmerie, le camion et la cargaison de labradorites qu’il transportait viennent d’Amboasary-Sud. Les limiers de la gendarmerie ont décidé d’approfondir leur enquête après avoir constaté des anomalies dans le document relatif à la marchandise entre autres l’endroit où le propriétaire a payé la ristourne. Celle-ci aurait été versée à Ihosy alors qu’en principe, cette opération devait se faire à Amboasary, lieu d’origine de la marchandise. Ce qui amène à penser à l’existence d’un complice dans cette affaire dans ce district. Ce dernier aurait chargé le policier incriminé d’escorter ce camion. Une mission dont le policier n’a pas, selon toujours les informations émanant de la gendarmerie, un ordre de mission réglementaire.  La question qui se pose alors. Qui est le propriétaire de ce produit. Qui est le destinataire ? S’agit-il d’un acte d’un réseau de trafiquants ?

Réponse du berger à la bergère. On attend alors les résultats de l’enquête que mène la gendarmerie. Cette dernière qui est déjà disposée à élucider cette affaire. Ne serait-ce que  pour épingler ce policier comme ils ont récemment fait les limiers de la brigade criminelle dans l’affaire d’attaque armée perpétrée à Anosiavaratra, il y a deux semaines. Dans cette affaire, un gendarme a été arrêté par la police. Déclarant être persuadés de l’innocence de son élément, les responsables de la  gendarmerie ont tenté de convaincre les enquêteurs, preuves à l’appui. Pourtant, les limiers de la Brigade criminelle n’ont pas obtempéré. Ainsi, le gendarme incriminé se trouve actuellement à la Maison de force de Tsiafahy. On admet que dans des  cas pareils, faire régner l’Etat de droit est un devoir sacré des forces de l’ordre. Mais, cela ne devrait pas plonger deux entités, qui devraient collaborer, dans un conflit idiot  pouvant nuire à leur image.

T.M.

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2 Comments - Write a Comment

  1. Etat de droit vous dites : j’en doute fort ?

  2. FIFANINANANA MASINA IO E!

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