Crime odieux à Ambohitrarahaba : Deux adolescents égorgent un enfant de 12 ans et s’emparent d’une importante somme d’argent


Bmoi

Jacaranda

Une recherche active est actuellement lancée contre l’employée de maison. Ella a commandité l’acte meurtrier dont la victime est un enfant de 12 ans du nom de Razafindrazaka Hesny Mattis.

Qu’est- ce qui s’est vraiment passé durant cette journée de mardi ? Trois brigades de la gendarmerie mènent une enquête tambour battant sur l’affaire. Une partie du puzzle est déjà reconstituée. Mardi 10 octobre, les parents quittent la maison de bon matin pour rejoindre leur lieu de travail. Les deux enfants, Mattis, un garçon de 12 ans, et R.A.J, sa sœur de 6 ans, quant à eux, sont restés à la maison, les classes étant vaquées en ce moment, précaution prise face à l’épidémie de peste. Après le départ des parents, deux adolescents du quartier, T. (un garçon de 15 ans) et K. (une fille de 13 ans), des amis de Mattis et R.A.J, arrivent à la villa. Ils se connaissent tous et les deux invités sont, d’ailleurs, des amis qui y viennent fréquemment. Aucune suspicion de la part de Mattis et de sa jeune sœur. Ils ne savaient pas que ces adolescents sont venus, cette fois-ci, non pas pour jouer, mais plutôt pour une mission bien précise dont l’enjeu est mortel. Vers 10h du matin, Mattis a été pris à partie par T. qui l’a asséné de coups avant de lui ligoter les mains dans le dos avec le cordon de son peignoir. Le garçon, une fois neutralisé, son invité devenu agresseur a accompli l’impensable : il lui a mis un coup de couteau à la gorge.

Double de la clé. Comme le petit bougeait encore, T. et K., comme de vrais tueurs à gages, l’ont exécuté avec une hachette. Ils lui ont tranché la gorge et par la suite, arraché les yeux. Après le crime, ils ont ouvert la chambre où se trouve ce qui allait devenir leur butin : 12.8 millions d’ariary et 24.000 dollars. Les Bonnie and Clyde en version « ados » s’emparent du butin et prennent la fuite en emmenant avec eux R.A.J. Mais comment ces enfants ont-ils pu se préparer psychologiquement à accomplir un acte aussi barbare qu’odieux ? On y vient. Dimanche dernier, la domestique a fait semblant de tousser ostensiblement devant ses patrons. Très rapidement et avec la psychose de la peste, ces derniers décident de l’écarter de la famille. Elle a été envoyée par ses employeurs se soigner au centre de santé. Et pourtant, ce n’était que du « cinéma » bien préparé. Elle a déjà en sa possession un double de la clé de la maison, notamment la pièce où se trouve le butin. Il lui restait à recruter des gens pour exécuter le méfait. Son choix s’est fixé sur les deux enfants du quartier qui ont un accès facile à la propriété des victimes. L’employée de maison les a bien préparés, jusqu’à leur montrer le mode opératoire : tuer Mattis, séquestrer sa soeur et voler l’argent. Un plan qui a fonctionné à merveille et durant le crime, le cerveau aurait été aperçu par les voisins aux alentours de la maison. Normalement, le butin devrait être remis à l’employée commanditaire à Ambohitrarahaba même. Mais cette dernière a pris la fuite une fois l’alerte donnée par la mère de la victime, une fois de retour de son travail, dans un étant inqualifiable en voyant son enfant décédé, baignant dans son sang dans la salle de bain. Les ados tueurs, n’ayant pas vu le commanditaire sur le lieu de rendez-vous, ont décidé d’aller la chercher à son domicile à Anosiala-Ambohidratrimo.

Enquêteurs spécialisés. Avec le butin, ils ont pris la ligne de taxi-be 194 menant à Andranomena en passant par Analamahitsy, puis, un autre taxi-brousse et arrivent à leur destination finale. Les deux commencent à paniquer lorsque, cette fois non plus, ils n’ont toujours pas pu la trouver. Vers 19h, ils ont décidé d’abandonner R.A.J sur place. A ce moment, toutes les brigades de la gendarmerie ont déjà été signalées du fait et les barrages étaient érigés presque partout. Les chefs de « fokontany » du district d’Ambohidratrimo ont été également avisés. Une heure après, l’un deux a appelé la gendarmerie pour signaler la présence d’une fillette correspondant au signalement. Après vérification, il s’agit bien de R.A.J. Elle a raconté brièvement les faits et tout de suite, les limiers se lancent à la recherche des deux adolescents tueurs. Des éléments en tenue civile rôdaient aux alentours de leurs domiciles respectifs, à Ambohitrarahaba. Il était 20h. Les deux enfants ont été aperçus sur place avec le sac contenant l’argent volé. L’employée de maison continue d’être recherchée et les deux adolescents, assistés de leurs parents, sont auditionnés à la brigade de gendarmerie d’Ankadikely. Encore mineurs, ils sont qualifiés de jeunes « en conflit avec la loi ». Trois brigades dont des enquêteurs spécialisés dans les affaires touchant des enfants, se relaient pour leur audition. A l’heure où nous mettons sous presse, nous n’avons encore aucune nouvelle de l’employée de maison, indiquée comme étant le commanditaire de cet assassinat doublé d’un vol.

D.R

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13 Comments - Write a Comment

  1. La qualité des articles de Midi laisse véritablement à désirer ces derniers temps. A la fois dans la forme (les fautes d’orthographe et de grammaire ne se comptent même plus, sans parler du style d’écriture très pauvre) et souvent dans le fond aussi (articles bâclés sans grand intérêt, journalisme partisan). C’est triste, où sont passés les bons rédacteurs, la déontologie journalistique ?

  2. mila mividy gazety zany fa izy v hanome antsika ny intégral eo eee 😀

  3. Mividiana gazety ny dikan zao eh

  4. Efa tsy mahagaga midi-madagasikara.mg io no sady mampiady foko no sady koa articles mitovy refa misy acte de banditisme ohatrizao. Ex une enquete tambour battant de hitanao aminy resakafo police ou GN

  5. Io ian n mahatonga anle Peste mirongatra b anie e. Zao n mahatonga n tsaho, na n Info avoakanareo ar ts feno akor. Ka aiza n ts sam hanamp s hanitatra av n ol tsrayray av. Tssssss

  6. mila mividy gazety midi m/kara raha te hijery ny tohiny

  7. mandreraka be mamaky ilay article natao @ teny frantsay nefa raofiny @ sobika ny faute de français !

  8. A force de laisser pourrir les choses et de couvrir toujours les coupables voilà où on en arrive ! Organisons une marche blanche !

    Toutes mes pensées à la famille

  9. Toa tsy miresaka servante akory ilay ilay resakanareo. Asio tohiny azafady.

  10. Où est la suite de l’article Midi Madagasikara? Faute impardonable en journalisme.

  11. Marina n’y anao.Tsy zanany n’y niveau le asa.Dia inona hono n’y tena rôle an ilay servante. Minable.

  12. Mba vital hatr@ farany ilay zavatra soratana fa mandreraka be .manjary toy ny amateur fa tsy professionnel intsony nefa efa firy Taona nanoratana.Efa hatrin’ y ela no niaretako tsy niteny satria mba hoe  » olombelona mety diso sady tsy misy Tonga lafatra, saingy efa tafahoatra no efa matetika loatra dia voatery miteny ihany ka ialana tsiny.

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