Risque d’une crise pré-électorale : L’intervention de la SADC sollicitée



Jacaranda
Le médiateur Joachim Chissano pourrait faire son retour à Madagascar.

La SADC est de plus en plus sollicitée à s’impliquer dans le processus électoral malgache.

Le Sommet d’Abidjan (Côte d’Ivoire) a permis à l’Union européenne de réformer sa politique autour de nouvelles initiatives en Afrique. Cette politique concerne plusieurs domaines dont notamment les processus électoraux. « Dès 2018, la position européenne sera particulièrement observée (…) autour des Législatives suivant des inversions de résultat de présidentielle, en République du Congo, au Gabon et au Tchad, alors que se dérouleront aussi en 2018 des élections au Cameroun. En février 2018, auront également lieu les Législatives à Djibouti, puis peut-être mi-2018 des Législatives au Togo. L’année 2018 sera particulièrement difficile avec entre 13 et 15 élections en pays non-démocratiques», affirme Régis Marzin, chercheur et journaliste indépendant qui a écrit le 27 novembre 2017 un rapport sur la « qualité des processus électoraux en Afrique » dans le cadre du Sommet Union africaine-Union européenne d’Abidjan. En fait, ce journaliste français interpelle l’Union européenne sur ce qui va se passer en Afrique en 2018, une année forcément électorale pour de nombreux pays. Pour le cas de Madagascar, l’Union européenne, à travers son Parlement, a déjà réitéré la nécessité d’une « élection présidentielle qui n’exclut personne ».

Leadership impartial. Après le Sommet d’Abidjan, le Malgache Harilalaina Jacky Raveloson a écrit un rapport d’analyse politique qu’il a envoyé à la SADC. Dans son rapport, cet analyste politique, en se référant à ce qui s’est passé en 2013, n’a pas caché sa méfiance envers l’Union européenne et l’Union africaine sur lesquelles certains pays de l’Union européenne dont la France, ont une influence particulière. « Pour éviter une nouvelle crise politique, il est plus que jamais temps que la SADC soutienne et dirige le processus électoral à Madagascar. A l’allure où vont les choses, seule la SADC peut faire pression pour que la prochaine élection présidentielle se tienne en 2018 et que le nouveau président de la République soit investi en janvier 2019. », estime Harilalaina Jacky Raveloson. Avant de rajouter : « Seule la SADC peut mener un processus électoral inclusif, obtenant le consensus de toutes les parties prenantes, en partenariat avec la CENI. Seule l’intervention de la SADC pourra ainsi éviter une crise politique pré-électorale et postélectorale. » Bref, force est de constater que toute velléité du régime à exclure ses adversaires politiques potentiels de la prochaine course à la magistrature suprême est surveillée de près au niveau international.

R. Eugène


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2 Comments - Write a Comment

  1. Je ne vois pas pourquoi on aurait besoin des autres pour tout faire nous-même? On sait très bien où ça mènera, pourquoi tourner autour du pot? Nous sommes pas cons, si on n’a pas l’intégrité et la volonté de tout faire, et les faire normalement pour nous-même (pas pour notre 3V perso) alors, soyons courageux et faisons tomber les masques une bonne fois pour toute.

  2. le problème c’est que les dirigeants en Afrique sont tous pareils!ils veulent rester longtemps au pouvoir mais on peut éviter dès maintenant tout ça s’ils ont vraiment la bonne volonté d’organiser une élection libre, inclusive et transparente et laisser travailler librement les comités qui s’en chargent!à Madagascar comme quoi le CENI

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