Rencontre au sommet : Le CFM snobé par trois présidents



Jacaranda
L’Amiral Didier Ratsiraka était le seul ex-président présent au CCI Ivato.

Seul l’ancien président Didier Ratsiraka était présent au CCI Ivato hier.

Une rencontre au sommet vouée à l’échec. Comme prévu, le « Conseil du Fampihavanana Malagasy » a convoqué autour d’une table hier des acteurs politiques, des membres de la Société civile, des leaders religieux et des chefs traditionnels. Des représentants du Corps diplomatique et consulaire résidant dans la Grande Ile et des partenaires techniques et financiers ont également assisté à cette rencontre au sommet dont l’objectif est de rechercher des solutions consensuelles pour résoudre la crise actuelle. En tout cas, c’est ce qu’a expliqué Maka Alphonse, président du CFM. L’objectif des organisateurs qui voulaient réunir les quatre présidents, à savoir Hery Rajaonarimampianina, Didier Ratsiraka, Marc Ravalomanana et Andry Rajoelina autour d’une même table n’a pas été atteint. Seul le président fondateur de l’AREMA a été présent au CCI, et encore avec une heure de retard par rapport à l’heure initialement annoncée pour le coup d’envoi. « Deba » a fait une entrée en vedette. Pour leur part, Hery Rajaonarimampianina, Marc Ravalomanana et Andry Rajoelina ont snobé l’invitation du CFM. Si le premier a été représenté par ses proches collaborateurs entre autres, Jaobarison Randrianarivony, Harisoa Razafindrakoto et Rachid Mohamed, le patron du « Tiako i Madagasikara » pour sa part a envoyé Olivier Donnat Andriamahefamparany et Ravatomanga Roland. De son côté, l’ancien président de la Transition a été représenté par Augustin Andriamananoro et Pierre Houlder Ramaholimiasy. A noter également la présence des émissaires de la mouvance Zafy dont le Docteur Joseph Randriamiarisoa et Manoro Régis.

« Seza ». Si l’on se réfère aux personnalités présentes hier au Centre de Conférences Internationales d’Ivato, cette rencontre au sommet n’a pas atteint le résultat escompté. En effet, le « Conseil du Fampihavanana Malagasy » a invité des petits partis et des groupuscules qui ont complètement été disparus de l’échiquier politique durant les quatre années de pouvoir du « Hery Vaovao ho an’i Madagasikara ». Cette initiative constitue donc une occasion pour eux pour « ressusciter ». Pour ne citer que le GMMR de Yves Aimé Rakotoarisoa, le RPSD Vaovao, le Grand Rassemblement pour la Refondation de Madagascar dirigé par Robert Razaka, l’UNDD représenté à l’occasion par Marcel Bernard, le « Tambatra » de Pety Rakotoniaina, mais aussi les partis AME, RAM et le VMMF. Des partis dont la plupart n’ont même pas participé aux dernières échéances électorales, mais qui participent à cette rencontre de deux jours, uniquement dans le dessein d’obtenir des « seza ». En effet, bon nombre d’observateurs accusent l’équipe du CFM dirigé par Maka Alphonse de vouloir instaurer une nouvelle Transition. D’après les indiscrétions, ce jour, les organisateurs proposeront aux participants la signature d’accord politique prévoyant la tenue de l’élection présidentielle au mois de mai 2019 et la mise en place de nouvelles institutions pour recaser des acteurs politiques avides de sièges. Il serait également question de sortir des noms de premier-ministrables et de former un gouvernement « de consensus », quitte à passer outre les recommandations de la décision de la Haute Cour Constitutionnelle.

Article 14. Dans son discours, le président du CFM, Maka Alphonse a expliqué que cette initiative a été prise par rapport à l’article 14 de la décision de la Haute Cour Constitutionnelle qui stipule que « Sauf accord politique dans un délai de 10 jours, les dispositions de la présente Décision sont applicables dans son intégralité ». En quelque sorte, le CFM est en train de faire un forcing afin d’éviter l’application de cette décision de Justice. Et ce, même si la mission principale de cette institution est de diriger le processus de réconciliation nationale et non pas de trouver un accord politique. D’autant plus que l’objectif annoncé pour cette démarche est de trouver un consensus, pourtant, les principaux protagonistes de la crise actuelle, à savoir les 73 députés pour le changement et le MAPAR d’Andry Rajoelina ne sont même pas présents au CCI Ivato. La question est donc de savoir si le CFM va exclure ces forces politiques ? Pourtant, Maka Alphonse a déclaré que pendant deux jours, les participants vont tenter de mettre en place toutes les structures nécessaires en vue d’assurer la tenue d’élections libres, transparentes, crédibles et acceptées par tous. Reste à savoir si cet espace de concertation qui prendra fin ce jour bénéficiera de la crédibilité espérée par le « Komitin’ ny Fampihavanana Malagasy » qui risque de s’ériger en « Komitin’ ny Fanakorontanana ny Malagasy ».

Davis R

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  1. Il n’y aura plus de fampihavanana à Madagascar. Il en reste que du FIADINA SEZA, d’appauvrir, vendre les terrain aux étrangers, et de tuer les Malgaches depuis la transition jusqu’à ce jours. Vous les politiciens, utilisent les peuples Malgache comme instruments pour votre intérêts.
    Si vous voulez vraiment résoudre le problème à Madagascar, premièrement renvoyer tous ces ´étrangers illegal dans notre pays. Remets notre terrain à nous. On en a pas besoin de tout ce diplomate pour résoudre notre situation dans le trou. C’est nous qui vivons ici mais pas EUX . Les ETRANGERS dehors.
    On a plus besoin de voir des PRESIDENTS voleurs, et criminels dans tous les MEDIAS. On a plus besoin de DEPUTES à Madagascar. Chef de province et chef de fokotany suffira.

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