Election présidentielle: Pronostic difficile à établir



Jacaranda
Le juge constitutionnel sera le seul habilité à proclamer les résultats officiels des prochaines présidentielles.
Le juge constitutionnel sera le seul habilité à proclamer les résultats officiels des prochaines présidentielles.

Qui vont être qualifiés au second tour au soir du 07 novembre et lequel d’entre les deux finalistes sera élu président de la République après le scrutin du 19 décembre ?

Le pronostic est engagé depuis le 1er août, date d’ouverture du dépôt de candidature à l’élection présidentielle du 7 novembre 2018. A l’allure où vont les choses, au moins 40 concurrents seront dans la course à la magistrature suprême du pays. Deux seuls ont déposé jusqu’ici leurs dossiers de candidature auprès de la Haute Cour Constitutionnelle. Mais, parmi cette multitude de candidats, trois candidats émergent du lot jusqu’à présent. Il s’agit de Marc Ravalomanana, d’Andry Rajoelina et de Hery Rajaonarimampianina. Ces trois candidats considérés comme potentiels, dominent jusqu’ici le terrain de la pré-campagne. Là où ils passent, l’engouement populaire est toujours au rendez-vous. Et ce malgré le fait qu’il est difficile de mesurer la force d’un candidat à travers les présences populaires à ses meetings. Marc Ravalomanana, Andry Rajoelina et Hery Rajaonarimampianina n’essaient pas seulement de convaincre les simples électeurs, maiss’efforcent également de mener des opérations de charme auprès des églises. Jusqu’ici, les catholiques, les fidèles de la FJKM et les luthériens figurent parmi leurs cibles préférées. Les trois savent très bien qu’avoir des soutiens au sein des églises du FFKM, constituent un atout particulier étant donné que les églises sont représentées dans les parties les plus reculées de Madagascar.

Ceux qui dérangent. Outre ces trois concurrents supposés favoris, il y aura des candidats dont la présence dans la course risque de compliquer le pronostic. Le pasteur Mailhol de l’église Apocalypse en fait partie. Il a déjà visité certaines parties de l’île et il a fait des succès en termes de présence populaire à ses meetings. Le pasteur Mailhol qui bénéficierait selon ses dires du soutien de la Russie, va surtout miser sur les voix des fidèles de son église au 1er tour de la prochaine élection présidentielle. Il y a également le Général Jean Ravelonarivo qui est le deuxième candidat à s’être inscrit à Ambohidahy. Ce candidat du parti « ABA » est jusqu’ici considéré comme étant parmi les sérieux candidats dans la course. Il envisage surtout d’obtenir les voix des électeurs de la partie Sud-Est et de la partie Sud-Ouest de Madagascar. A rappeler que l’ancien Premier ministre est né dans le district de Belo Sur Tsiribihina. Dans la junte féminine, la candidature de la présidente du SMM (Syndicat des Magistrats de Madagascar) Fanirisoa Ernaivo risque de gêner. Elle a conquis une foule immense dans le district d’Ambalavao (province de Fianarantsoa), où elle a annoncé sa détermination à participer à la prochaine consultation populaire. Cette magistrate de carrière pourrait miser sur les voix des syndicalistes dont les revendications font rage ces derniers temps. La présence des autres candidats comme l’ancien Premier ministre Omer Beriziky et Dama Razafimahaleo ne sont pas aussi à sous-estimer.  Notamment celle de l’autre ancien Premier ministre Mahafaly Solonandrasana Olivier qui se lance actuellement dans une campagne de préparation psychologique à sa candidature.

Deux finalistes, un seul président de la République élu. Malgré cette multitude de candidats, les places sont limitées au second tour. Seuls deux candidats seront autorisés à participer au scrutin du 19 décembre 2018. Ces deux candidats sont ceux qui auront le plus de voix au soir du 7 novembre. Et après le scrutin du 19 décembre, il n’y aura qu’un seul président de la République élu qui va diriger le pays pendant un nouveau mandat de cinq ans. A l’allure où évolue la situation, les jeux d’alliance seraient compliqués au second tour. Bref, rien n’est encore gagné. La surprise des urnes ne serait pas à exclure. Par ailleurs, nombreux sont les observateurs politiques avertis qui s’interrogent sur la neutralité de la CENI (Commission Electorale Nationale Indépendante) et de la Haute Cour Constitutionnelle (HCC), deux organes qui auront leur rôle à jouer à la prochaine élection présidentielle. L’Administration devrait également rester neutre. Il y a une semaine, les représentants de l’Etat au niveau des districts et des préfectures ont été reçus à Anosy par le Premier ministre Ntsay Christian, et puis par le président de la République Hery Rajaonarimampianina à Iavoloha. Si la neutralité de l’Administration et la lutte contre l’insécurité ont été évoquées à Anosy, la rencontre s’est plutôt déroulée dans la discrétion à Iavoloha. La stabilité postélectorale dépend de la crédibilité du scrutin. Ce qui se passe au Zimbabwe et au Mali, est à éviter car l’économie du pays ne pourra plus supporter une nouvelle crise politique.

  1. Eugène

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  1. Ambaniandro aux pouvoirs le pays ira mal. Il faut mettre en place un état fédéral

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