Averses à Antananarivo : Déjà de sérieux dégâts sur les infrastructures



Jacaranda
Les eaux peinent à se retirer complètement des chaussées d’Andravoahangy en raison des canaux d’évacuation, complètement obstrués par les déchets.

Les conséquences n’ont pas tardé à être observées dans les quartiers de la capitale, après seulement une nuit d’averse, dimanche soir.

Avec ces premiers dégâts assez sérieux sur les infrastructures routières, les usagers dans nombreux quartiers de la ville renouent avec les ennuis du « fahavaratra ». Montée des eaux dans les rues, nids de poule et chaussées dégradées, eaux stagnantes, etc.  Les torrents emportant des détritus en tous genres le long des rues, finissent leur course dans les parties basses de la ville où les canaux d’évacuation, déjà sérieusement obstrués par les déchets, ne parviennent plus à absorber le débit d’eaux pluviales. Résultat : des rues inondées comme c’était le cas hier matin au niveau de la bifurcation d’Ankorondrano vers Ambodivona. Même situation à plusieurs endroits aux 67ha, Ambodin’Isotry, et même à Analakely et la rue menant vers le marché de la Petite vitesse. Les plus sérieux dégâts sont observés du côté de Besarety et Andravoahangy où la chaussée, voire les trottoirs, sont couverts d’une eau trouble, voire de la boue, au grand dam des riverains, n’ayant d’autres choix que d’affronter la situation en se déchaussant et en retroussant les pantalons. De quoi faire renoncer certains clients du marché d’Andravoahangy.

Galère ! Quant aux autres usagers, les piétons sont contraints de patauger dans plusieurs dizaines de centimètres d’eau, tandis que parmi les automobilistes, seuls les véhicules 4×4 et les taxis-be qui osent rouler dans ces rues inondées quand le niveau des eaux atteint le pic. Les autres préfèrent rebrousser chemin. Les riverains, pour leur part, doivent attendre quelques heures, le temps que l’eau se retire avant de rentrer avec leur véhicule. Les mêmes scènes sont observées à Besarety où les montées des eaux, phénomènes récurrents à chaque saison des pluies, sont difficilement vécues par les riverains. La situation a, par ailleurs, un sérieux impact sur la valeur des biens immobiliers dans les périmètres les plus touchés par le problème. Dans ce quartier, louer une habitation ou un local sis dans les zones les plus inondées par temps de pluie, même s’il s’agit d’un bien en excellent état, relève du parcours du combattant. Au grand désespoir des propriétaires. Mais dans la mesure où aucun projet de travaux n’est prévu dans les mois à venir pour résoudre le problème, leur situation, comme celle des usagers de la route, n’est pas près de s’améliorer, bien au contraire.

Hanitra R.

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