Etablissement pénitentiaire : Prisons de haute sécurité pour les grands criminels

Jacaranda
Mise en place de prisons de haute sécurité pour les grands criminels. (Photo d’archives)

L’insécurité grandissante tant dans le milieu urbain que rural a été particulièrement débattue lors du Conseil des Ministres de jeudi dernier. D’ailleurs, le même jour du Conseil, un autre cas de kidnapping qui a visé cinq personnes s’est produit à Tsaratanana.

Cinq mesures drastiques ont été annoncées en Conseil des Ministres d’avant-hier. Il s’agit de la mise en place d’un système de renseignements efficace par le renforcement des échanges d’informations entre les forces de l’ordre et le ministère de la justice, l’adoption d’une politique pénale sévère, surtout en matière de kidnapping, de banditisme en ville et dans les campagnes, la mobilisation et coordination de toutes les forces de l’ordre pour la mise en place d’un système de quadrillage des villes particulièrement la nuit et ce, afin de rassurer la population pour instaurer un climat général de sécurité,  la création de prisons spécialisées de « haute sécurité » pour incarcérer les auteurs des infractions liées à l’insécurité, notamment en matière de crimes de sang, de vols de zébus, d’attaque à mains armées ainsi que le démantèlement des réseaux de kidnapping.

Rupture avec une pratique du passé. On a appris lors du Conseil des Ministres d’avant-hier que des actions urgentes sont déjà initiées dont l’achat de cinq hélicoptères par l’Etat malgache à mettre à la disposition des forces de sécurité (ces hélicoptères seront disponibles à Madagascar dans deux mois), l’inventaire des matériels roulants (voitures, motos) achetés l’année dernière et qui sont censés avoir été utilisés par les forces de l’ordre et la dotation en armes pour les éléments des forces de l’ordre et de la sécurité. Le dernier approvisionnement en armes de nos hommes en treillis date de 1975. Il est temps de les doter de nouveaux équipements. Par ailleurs, le Conseil des Ministres de jeudi dernier a pris une décision permettant de rompre avec une pratique du passé qui est l’accompagnement des Chefs d’Institution au départ et à l’arrivée de voyages officiels. Désormais, il n’y aura plus de rituels d’accompagnement ou d’accueil d’un Chef d’Institution quand celui-ci part ou revient d’un voyage officiel à l’étranger. Le déplacement du Premier ministre, de ministres ou de parlementaires à l’aéroport international d’Ivato constitue une porte de temps. La création d’un Bureau de doléances auprès de la Présidence de la République a été également décidée lors du Conseil des Ministres d’avant-hier.

Recueillis par R. Eugène

Telma Fibre Vibe

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4 Comments - Write a Comment

  1. Nous voulons l’honneur de nos gouvernants et les solutions très pertinented à nos problèmes.
    C’est très ridicule de voir un ministre traîné dans les embouteillages..

  2. Mais reste la pratique !!!

  3. Décisions louables!

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