27 militaires à Tsiafahy : Des magistrats victimes de menaces et de pressions

Jacaranda
Le président du SMM prêt à défendre l’indépendance des magistrats dans l’exercice de leurs fonctions.

Un bras de fer vient d’être engagé entre le Syndicat des Magistrats de Madagascar et ceux qui exercent des pressions pour la libération de ces militaires incarcérés à Tsiafahy.

Les magistrats n’entendent pas céder aux pressions. Le message a été délivré hier par Clément Jaona, président du SMM (Syndicat des Magistrats de Madagascar), qui a tenu hier une conférence de presse à Anosy. Il a ainsi dénoncé les pressions dont les magistrats font actuellement l’objet sur le traitement du dossier pénal relatif à l’affaire impliquant 27 militaires, qui sont depuis le 09 juin 2019 placés sous mandat de dépôt à la Maison de force de Tsiafahy. « Laissez les juges faire leur travail. Si ces militaires sont incarcérés à Tsiafahy, c’est parce que les charges sont suffisantes pour ce mandat de dépôt. Ces militaires ont commis des actes répréhensibles par la loi. S’ils ont appréhendé trois individus qu’ils ont soupçonnés de détention illégale d’armes, ils devaient se conformer à la procédure prévue par la loi, au lieu d’avoir eu recours à l’exécution sommaire de ces trois individus. En tout cas, ce n’est pas la première fois que des éléments des forces de l’ordre ont commis des bavures. Ils ont perpétré des meurtres à Tsaratanàna et dans d’autres endroits de Madagascar, sans rappeler les cas de viol et de cambriolage dont certains d’entre eux ont été responsables », a fulminé le président du Syndicat des Magistrats de Madagascar.

Mutinerie. D’après Clément Jaona, les magistrats en charge de l’instruction du dossier relatif à l’affaire impliquant les 27 militaires incarcérés à Tsiafahy font même l’objet de menaces de mort. « Pire, des militaires menacent qu’ils vont organiser une mutinerie si leurs frères d’armes ne sont pas libérés », a révélé hier le numéro Un du SMM. La question qui n’a pas été abordée lors de la conférence de presse d’hier et dont les observateurs veulent avoir la réponse, porte sur l’identité de ceux ou celles qui exercent ces pressions sur la justice. Hier, Clément Jaona s’est contenté d’affirmer que des membres d’institution et du gouvernement feraient partie des auteurs de ces pressions. A rappeler que des proches des 27 militaires placés sous mandat de dépôt à Tsiafahy ont crié l’innocence de ces derniers en estimant qu’ils n’ont fait qu’exécuter des ordres. Quant à lui, le ministre de la Défense Nationale, Richard Rakotonirina, a réitéré l’instauration de l’Etat de droit et le respect de la discipline au sein des forces de l’ordre. Les 27 militaires incarcérés à Tsiafahy sont accusés d’enlèvement, de séquestration et d’assassinat des trois individus exécutés sommairement et jetés dans le fleuve d’Onive, dans la commune d’Ampitatafika, district d’Antanifotsy. Soupçonnés de détention d’armes illégale, ces trois individus ont été arrêtés à Ambohimahasoa le 20 mai 2019.

R.Eugène

Telma Fibre Vibe

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12 Comments - Write a Comment

  1. La loi il faut l’appliquer et surtout ce sont ces militaires qui sèment l’insécurité dans le pays.
    Ces militaires ne sont pas des ignorants. Après les enquêtes les commanditaires seront dévoiles et punis par la suite. Pas de crainte ni de doute.
    Merci aux nouveaux gouvernements ! ! !

  2. Ne pas chercher d’où sont les armes ne pas chercher qui sont les commanditaires et qui sont les exécutants. Lorsque on fait un crime on les punit qu’il qu’il soit On perd du temps à tergiverser

  3. Le droit de toute personne à la vie est protégé par la loi. Nul ne peut être arbitrairement privé
    de la vie. La mort n’est pas considérée comme infligée en violation de cet article dans les cas
    où elle résulterait d’un recours à la force rendu absolument nécessaire pour assurer la défense
    de toute personne contre la violence illégale.

  4. Isaorana manokana ny filohan’ny SMM @ fananany fahasahiana feno hiantoka ny fahalevan-tenan’ny mpitsara miandraikitra ireo miaramila 27 voafonja t@ fandikan-dalana ary ny fanjakana foibe efa mamaky ady @ ady @ kolikoly ka izay nandika lalana dia handray ny sazy mifanaraka @zany na miaramila aza izy ireo

  5. Une menace de mort est condamnable, qu’est ce qu’il attend pour porter plainte contre ces gens alors.
    Il ne faut pas attendre que la situation s’aggrave.

  6. Aujourd’hui , c’est peut être que le moment est propice pour que l’indépendance de la justice soit mise en place. Il ne faut pas que notre justice soit victime de la menace et du pression venant des différentes forces.

  7. Mahagaga le hoe tsy manatsiny zareo nefa migadra.
    Raha tena tsy manatsiny tokoa zareo de tsy tokony atahotra fitsarana, raha misy ny commanditaire de afaka manao ny fitarainany izy na “aveu” t@ fandikandalana nataony.

  8. · Edit

    IL FAUT BIEN PUNIR UN JOUR. JUSQU’A PRÉSENT IMPUNITÉ TOTALE.
    SAUF ERREUR DE MA PART C’EST DU CINEMA, POUR MONTRER QUE LE SMM TRAVAIL. OUI LES 27 MILITOUFS SONT A TSIAFAHY. EST CE SÛR? COMMENT SAVOIR? C’EST ENCORE MD DONC CE N’EST PAS SÛR, POURQUOI FAIRE TOUT CE TRALALA? ALLEZ OSEZ UN PEU PLUS ON VOUS CROIRA. POUR LE MOMENT, VOUS N’AVEZ PAS ENCORE NOTRE CONFIENCE.

  9. Io resaka corporatisme io no tsy mampandroso : rehefa vandana dia Kary. Efa hitady hivily lalana sahady ny lehiben’ny syndicat provisoire.

  10. eo averitsika am fitsarana ny fitokisatsika vahoaka !!! ny lalàna retra dia miatra am malagasy rehetra tsy mis hanavahana !! ny nanao ny meloka tsy ho avela afa maina am eloka nataon zn !! ftoana ny fanovana isika fa tsy toy ny gaboraraka tany aloha intsony

  11. Bonne initiative vers la chute ou développement

  12. Il serait beaucoup plus intéressant d’essayer de savoir ” D’OU VIENNENT LES ARMES QUI CIRCULENT DANS CE PAYS” et d’EXECUTER LES COMMANDITAIRES et no les malheureux et ignorants ” EXECUTANTS …..

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