Hélico au stade de Mahamasina : Trois journalistes convoqués à la Brigade criminelle

Jacaranda
La journaliste Nadia Raonimanalina (au milieu) a répondu hier à la convocation de la BC.

Tous ceux qui ont publié sur facebook les photos d’un hélicoptère qui a survolé, vendredi dernier, le stade municipal de Mahamasina ont été convoqués à la Brigade criminelle.

L’histoire d’un hélicoptère qui a survolé le stade municipal de Mahamasina, vendredi dernier, a pris une tournure judiciaire. En effet, suite à une plainte déposée par l’Etat major général de l’Armée malgache, le directeur en charge de la Culture au niveau de la Commune urbaine d’Antananarivo Patrick Andriamisa et le journaliste du site d’information 24h Mada Mahery Rabearivony ont été convoqués samedi dernier à la division de la cybercriminalité de la Brigade Criminelle (BC) à Anosy. Le second est inculpé de propagation de fausses nouvelles lorsqu’il a publié sur facebook des photos de l’hélicoptère survolant le stade municipal de Mahamasina et des informations selon lesquelles des Chinois se trouvaient à bord de cet appareil. Par contre, on ne sait pas jusqu’à présent de quoi le directeur au sein de la CUA est exactement accusé. Patrick Andriamisa et Mahery Rabearivony ont été placés en garde à vue après leur première audition de samedi.

Liberté de la presse. Deux autres journalistes ont été convoqués hier à la BC à Anosy. Il s’agit de Nadia Raonimanalina, directrice de publication du journal « Le Quotidien » et de la télévision MBS et de Helisoa Arphine, journaliste du journal « Ny valosoa » et non moins responsable du site « CUA serasera ». Si la première est inculpée d’avoir fourni à 24h Mada les photos et les informations y afférentes, on reproche à la seconde d’avoir publié dans le site « CUA serasera » ces photos. Le président de l’Ordre des Journalistes, Gérard Rakotonirina, a assisté à l’audition de Nadia Raonimanalina. Ce dernier a déploré le fait que la liberté de la presse connaît des entraves ces derniers jours. Après leur audition, Nadia Raonimanalina et Arphine Helisoa ont recouvré leur liberté. Mais, elles sont tenues de revenir aujourd’hui à partir de 10h à la brigade criminelle d’Anosy. Par contre, le directeur au niveau de la CUA et le journaliste de 24h Mada poursuivent leur garde à vue au moment où nous mettons sous presse. « Les journalistes ne sont pas des criminels. On ne voit pas pourquoi on continue de les garder à vue. », a fulminé hier le président de l’Ordre des Journalistes.

Sur fond d’un combat politique. Ces poursuites judiciaires relatives à l’application de la loi sur la cybercriminalité sont engagées sur fond d’un combat politique qui oppose ces derniers temps le pouvoir central à la commune urbaine d’Antananarivo dirigée par l’épouse du président national du TIM Marc Ravalomanana. Ce combat a connu un rebondissement troublant depuis l’examen au Parlement d’une proposition de loi modifiant la loi n°2011-013 portant statut de l’opposition. Au niveau de la CUA, ce combat est déclenché par un blocage procédural sur l’intention du pouvoir central à rénover le stade municipal de Mahamasina. Mercredi dernier, la Présidence de la République a envoyé au stade de Mahamasina deux ingénieurs chinois pour une étude de faisabilité du projet de rénovation, mais ils ont été refoulés par la police municipale faute d’autorisation de l’autorité compétente au niveau de la CUA. Hier, des députés TIM ont dénoncé « une tentative de musèlement de la presse » à travers des poursuites judiciaires.

  1. Eugène
Telma Fibre Vibe

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12 Comments - Write a Comment

  1. @ Carole.
    Je ne vous ai ni insultée, ni ramenée plus bas que terre. Je suis chagriné de voir tant de haine dans votre propos. Est ce que la vie vous a tellement martyrisée pour avoir de tel propos surtout vis à vis d’un simplet ( d’esprit)?

  2. J’aimerai savoir qui a vendu cet hélicoptère à l’état malagasy il ressemble beaucoup aux hélicoptères que les Américains s’en servaient pendant la guerre du Vietnam et aussi contre les révolutionnaires en Amérique du Sud plus tard

  3. Pour moi, il suffit d’agrandir la photo prise a Mahamasina et prouver au monde entier qu’il y avait bien eu des chinois dans l’appareil. Pour ce faire, il faut envoyer la photo au FBI pour qu’il l’agrandisse et le nettoie (c’est une operation courante pour lui).

  4. @ BRANDON

    Faites- vous gratuitement informer par vos journaleux d’opérette on s’en tape royalement ! Vous appartenez à de sales races de “nervis” et c’est totalement incrusté dans vos gènes les traces indélébiles de l’imbécilité sinon comment expliquer votre entêtement à défendre ces “pestiférés” de la société à travers leurs mensonges et leurs contre-vérités . Il y a mieux comme journalistes professionnels sur la place autrement gardez pour vous ces “rats” d’ailleurs vous vous n’éloignez pas trop d’eux en terme de basse d’esprit chers minables tarés !

  5. Et vous allez appeler un DJ ou Dondrona Jomaka pour vous acclamer dans votre avancée à reculons !
    Au lieu de dire n’importe quoi sur des journalistes qui veulent vraiment informer la population, vous feriez mieux de réaliser votre “battage d’eau”, car ça n’avance pas bon sang !
    Las Rabeharivelo, Manana, Ralotonirainy, Rajaonison et autres femelles, vous faites honte !!!
    Sacrés Jomaka !

  6. Comme on dit “chiens (enragés) aboient, le TGV avance!”

  7. @ BRANDON

    Tes délires après tes masturbations nocturnes te torturent l’esprit dans la journée . Si tu as les couilles vas-y raconte ta version aux gendarmes enquêteurs de la cybercriminalité. A force de jouer l’interessant tu te ridiculises quitte à te prendre pour un sale con définitivement !

  8. Tout le monde a donc vu l’hélico avec, à bord, les chinois voulant rénover le stade.
    S’il y a eu délit de presse et désinformation, un démenti suffira. C’est la procédure légale.
    Comme cela est allé loin, cela veut dire que l’info est vraie et que le pouvoir Oranzz veut savoir aussi qui a vendu cette info aux journalistes. Ce pouvoir veut connaitre la source ( certainement en son sein même ), ce qui est supposé dissuader les vrais journalistes de diffuser les les vraies informations à la population.
    Donc, les partisans du régime, tout en prônant que l’on est dans un État de droit, veulent en même temps nous apprendre à ne pas respecter la loi. Il faut en outre une autorisation pour pénétrer dans le stade, pour ne citer que cela. Petit à petit, d’aucuns montrent leur vrai visage : la dérive vers la dictature. Adolphe n’aurait pas fait mieux.

  9. @ SIMPLET

    Léche-cul d’un journaleux se retrouvant bien dans son pseudo de MINABLE SIMPLET !

  10. Merci M.Eugène
    Faites votre boulot comme d’habitude.

  11. aona moa no ilazana fa nanely vaovao diso ireo olona rehetra ireo ?
    1- Tsy ara-dala ny fidinan ireo angidimby teo mahamasina satria dia an CUA ilay toerana. Angamba tsy misy lalana milaza fa afaka miditra sy manao izay tiany amin’ny toerana izay tiany ny tafika, aoka handiso ahy izay manana ny lalana mifanohitra amin’io lazaiko io
    2- Efa nisy zavatra nitranga andro vitsy mialoha io
    3 -Efa aty aoriana vao milaza izay antony ireo tompon’andraikitra. Raha nahafantatra mialoha ireo nanaparitaka ny vaovao ka mbola nilaza zavatra hafa dia izay vao azo lazaina fa nanaparitaka vaovao diso.

  12. Il y a eu DÉLIT DE PRESSE qui s’intitule DÉSINFORMATION . Il y a des condamnations claires par des amendes dans le code de la communication . Très étonnant même que ce journaleux R.EUGENE n’est pas toujours inquiété avec ses multiples dérives dans ce sens . Soit on est journaliste professionnel soit on est limitant TIM .Ce président de l’ordre est toujours connu par sa « fausseté » !

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