Forêt de Maromizaha : 4 jours de lutte contre un feu de forêt Désastre environnemental évité de justesse

Jacaranda
Un four à charbon observé dans la forêt de Vohidrazana lors des efforts d’extinction de feux menés par les équipes du Gerp.

Un feu de forêt s’était déclaré dans la forêt de Vohidrazana, à l’Est de l’aire protégée de Maromizaha, la semaine dernière. Les premières estimations font savoir que 20 ha de la forêt de Vohidrazana sont partie en fumée. L’extinction des feux a duré quatre jours.

« Le noyau dur de la forêt de Maromizaha a échappé de justesse à un drame écologique et environnemental ». Ce sont là les propos d’Andry Rajaonson, coordonnateur technique auprès de l’aire protégée de Maromizaha pour résumer la situation actuelle qui prévaut dans les bois. Un feu s’était, en effet, déclaré dans la forêt de Vohidrazana, située à l’Est et jouxtant l’aire protégée en question. Comme l’a indiqué Andry Rajaonson, « la proximité entre les deux forêts faisaient que le feu pouvait atteindre le noyau dur à tout moment. D’ailleurs, une estimation visuelle de la distance entre le point de feu éteint et la forêt de Maromizaha fait état d’à peu près cent mètres ».Le coordonnateur technique auprès de l’aire protégée de Maromizaha de soupirer « si notre arrivée sur place et les interventions effectuées par la communauté, nos représentants à Maromizaha et nous qui sommes venus d’Antananarivo pour éteindre les feux étions en retard d’une journée, ça aurait été le drame total car les conditions étaient propices à une propagation rapide des feux. Le temps était sec donc, imaginez un peu ce qui aurait pu se passer ». Il conviendrait toutefois de noter que la forêt de Vohidrazana où s’était déclaré le feu est gérée par la Conservation International via le VOI (Vondron’Olona Ifotony) Fandrefiala. Les interventions du Gerpayant ont été guidées spécifiquement par la protection du noyau dur de la forêt sous sa tutelle.

Modèle. L’entretien avec Andry Rajaonson était également l’occasion de savoir que la forêt de Maromizaha ne « subit actuellement aucune pression ». Soit environ « 2.100 ha de forêts dont 1.227 ha de noyau dur où il y a zéro feu, zéro four à charbon et zéro exploitation illégale des ressources » si l’on s’en tient toujours aux explications du coordonnateur technique de l’aire protégée Maromizaha. Une avancée obtenue grâce à une approche mettant en avant une étroite collaboration entre la VOI locale, le Gerp et la plateforme de gestion réunissant environ les représentants des 2500 personnes composant la population de Maromizaha. Sans oublier le partenariat avec les représentants des forces de l’ordre. Outre la collaboration en matière de gestion, la réussite aurait été obtenue par les efforts menés dans le sens de la sensibilisation civique et citoyenne. « Nous avons sensibilisé depuis cinq ans et ces efforts commencent à porter leurs fruits. La population locale s’implique dans la préservation et la sauvegarde de la forêt ». Des efforts dans la mise en place d’activités génératrices de revenus étaient également initiés pour combler le vide laissé par les interdictions d’exploitation des forêts qui constituaient les premières ressources de la population locale. Si le noyau dur de la forêt de Maromizaha a échappé au feu, le risque est toutefois présent. Avec 16 gardes-forestiers sillonnant les milliers d’hectares de forêts, on n’est jamais à l’abri d’une déclaration de feu.

José Belalahy

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2 Comments - Write a Comment

  1. Ny Fanabeazana no tsy misy mihintsy !!!!!!!!

  2. Ho hasina Tanàna takatry ny masoandro koa angamba ao k’ty…??….
    Maninona ary raha mba midina eraky M/kara ny fitondrana mampianatra ny olona sy manoro ny tokony ho atao ary manoma asa hivelomana ho an’ireny mpandoro ireny raha toa ka tsy nisy nanakarama izay nanao izany???????;;;;; Maninona loatra..??

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