Rolly Mercia : Placé sous mandat de dépôt à Antanimora

L’ancien ministre à la sortie du tribunal après son déferrement (Photo Yvon RAM)

Journée marathon et qui a mal fini, hier, pour l’ancien ministre de la Communication Rahajason Harry Laurent alias Rolly Mercia, son pseudonyme dans la presse. Sa maison à Ambohipo a été perquisitionnée par la police de la Sécurité Urbaine de Tana (SUT). Un mégaphone y a été saisi pour servir de pièce à conviction. Rolly Mercia a été par la suite, emmené à l’Hôtel de police à Tsaralalàna pour une enquête menée tambour battant. Son défèrement au parquet n’a pas attendu longtemps. En début d’après-midi, il a été présenté au magistrat du ministère public. Selon les informations sur place, il a été poursuivi pour atteinte à la sûreté intérieure de l’Etat. Un chef d’accusation qui fait suite à une dénonciation de deux personnes qui ont manifesté à Ambohipo, deux jours auparavant, pour réclamer la libération de Berija Ravelomanantsoa. Ce dernier, un fervent défenseur de l’ancien régime Rajaonarimampianina. Pour un petit rappel, Berija lui aussi, croupit déjà à la maison centrale d’Antanimora pour une affaire d’atteinte à la sûreté de l’Etat via la cybercriminalité. Il a écrit sur son compte facebook des choses sur le CVO-Organics, ce remède proposé par l’Etat pour lutter contre le coronavirus. Une publication qui a gêné et qui a fini par son incarcération. Mardi dernier, des manifestants ont barricadé la route d’Ambohipo en brandissant des banderoles réclamant sa libération. Les Forces de l’ordre sont intervenues et ont procédé à trois arrestations pour rébellion. Deux de ces individus dont le dénommé Félicien aurait avoué durant son audition au parquet l’implication de Rolly Mercia comme le financier de la manif. Et c’est ainsi que l’ancien ministre a fini par être arrêté et écroué à Antanimora en attendant son procès. La soeur de Berija, elle aussi, a été emmenée au parquet lorsque son nom a été cité par les jeunes rebelles durant l’enquête. Elle est soupçonnée d’être la personne qui a distribué l’argent aux manifestants après une réunion chez elle. Durant la confrontation, Rolly Mercia et cette personne ne se connaissent même pas. Certains observateurs trouvent un coup politique bien préparé pour éliminer Rolly Mercia. Conseiller spécial puis ministre durant la période transitoire, redevenu ministre durant le régime HVM et actuellement conseiller du président du Sénat, Rolly Mercia connaît des choses qui pourrait gêner l’arène politique. Il s’est retiré de la politique après la chute du régime HVM. Depuis, l’ancien ministre s’est totalement tu. Son silence radio n’aurait-il pas suffi ?

D.R

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10 Commentaires - Ecrire un commentaire

  1. Il y était une fois que monsieur Rolly Mercis poussait pour me faire enquêter pour des idées que j’avais avancé.

  2. @ Jean

    Putain vous massacrez la langue Française !

  3. STOP PANIQUE VOYER GALIB 2000 OU DANILEE OU RAJABALY OU ILLIASSE SIPROMAD OU HASNAINE HIRIJEE POUR LIBÉRER LES INNOCENTS C EST QUI DÉCIDE A LA.PLACE DE ANDRY MAMY RAVATOMANGA PEUT AUSSI INTERVENIR BONNE CHANCE .
    PAUVRE MALGACHE 50%DES MALGACHES MEURE DE FAIM ET ANDRY OARLE TOUS LES JIURS DE BUSNESS AVEC SES MALFAITEURS QUI PILLENT LE PAYE DEPUIS UN DEMI SIECLE……

  4. Atteinte a ma surete de l’Etat : chef d’accusation bidon invente par les regimes dictateurs sd ils veulent eliminer des elements genants. Je n »ai aucune sumpathie pour Mercia, mais je suis contre toute injustice meme di c’est mon ennemi qui le subisse. Rapellons nous bien tous les abus de ce regime. Il fzut les faire payer tres cher un jour dans la legalite : Cvo et Boonnec, Gasy Car et don soit disant partenaire qui ‘est rien d’autre que des proches du Prezida……

  5. Olona nihevitra ny tenany tsy ho tratry izany hoe aloka izany ra-Rolly.
    Olona ambony hono izy, manam-bola, ary manana fahefàna.
    Sendra ny fetsepra noho izy koa ra-mercia ka nidona amin’ny vodihazo.
    Toy izao koa anie no nataony fony izy ministra é ! managadra fahatany.
    Ny tody tsy misy ra-mercia fa ny natao no miverina….Mampamangy any @ ankizy é !

  6. Mahavariana ny fiasan’le fitondrana an ,rehefa hamely sy hanagadra olona dia haingana be ny fiasan ‘dry zareo ,indrindra moa ireto ao amin’ny fitsarana ,fa rehefa momba ny raharaha hafa toy ny sosilaly ,toe karena ,fahasalamana indrindra sy ny sisa eee dia aoka aloha fa tsy mora ny manao zavatra ,ho dinihana sy ho fakafakaina tsara ,bravo hoy ny teny vahiny .an
    Mampihomehy hoy ny ankizy ary maharomotra hoy ny lehibe .

  7. Tokony ho fantatr’ i Rakotonirainy fa tsy misy ny olona mitondra ny anarana hoe D. R. fa Diam-penin’ ny Rehetra no dikan’ io. Izany hoe rizareo mpiara-miasa ao @ ilay gazety no niara-nidinika sy nanoratra azy. Ok?

  8. C’est « craignos » diraient les jeunes!
    « Cybercriminalité », mot précurseur, très en vogue, pour une version moderne de dictature, utilisé à tous bouts de champ pour maquiller et justifier des manœuvres bassement politiques. Et les employés du service cybercriminalité, sont-ils fonctionnaires ou privés? Ils infiltrent aussi le peu de journaux pouvant encore accepter de diffuser les avis de ceux qui tentent de vivre humainement, sans triche et vols!

  9. Encore un article puant de cet journaleux  » KANOSA  » qui ne signe pas avec son vraie identité . On ne va s’apitoyer sur le cas de ce salopard qui traîne des casseroles depuis belle lurette . N’oubliez pas qu’il a déjà fait la taule à Majunga à un passé lointain pour des méfaits peu glorieux . Ce n’est pas un délit de presse qu’on se le dise car des éléments à charge seront retenus et le flagrant délit est incontestable . Très proche de l’autre pourriture qui croupit actuellement à Tsiafahy pour des malversations financières , des fraudes douanières , des détournements de biens publics et des trafics d’armes , Ils représentent à eux seuls l’image du régime HVM à vomir . Quant au président de l’ordre des journalistes en l’écoutant hier ça confirme encore le constat que c’est un faux-cul . Maintenant si ce Berija a critiqué le CVO et qu’on l’a emprisonné car le régime actuel le considère comme un « ennemi de la nation » là c’est très grave car il y a atteinte à la liberté d’expression et signe une dérive autoritaire .

  10. Encore un abus de pouvoir du régime en place…« Je ne suis pas d’accord avec ce que vous dites, mais je me battrai jusqu’à la mort pour que vous ayez le droit de le dire. » dit Voltaire…il faut que Madagascar soit un pays démocratique dans laquelle on ne se fait plus emprisonner pour ses idées…un pays de tolérance quoi!!!

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