Affaire Farafangana : L’ONU dénonce l’usage excessif de la force

L’ONU met en cause les forces de sécurité

L’affaire de la mutinerie dans la prison de Farafangana a alerté l’organisation des Nations Unies. Cette dernière parle d’un « usage excessif de la force » et veut des « enquêtes indépendantes et approfondies ».

Les Nations Unies brisent le silence à propos de l’affaire de mutinerie dans la prison de Farafangana.  Lors d’un point de presse tenu vendredi dernier à Genève, et rapporté par le site d’information de l’organisation onusienne, le Haut-Commissariat de l’ONU aux droits de l’homme « s’est dit vivement préoccupé » par l’issue de la mutinerie dans la prise de Farafangana, lit-on sur le site onusien. Une issue que l’organisation des Nations unies dénonce après le lourd bilan de pertes humaines avec 23 morts du côté des détenus. Ces derniers ont perdu la vie après les tirs des forces de sécurité une fois que la poursuite des évadés de la prison a été engagée.

Aucun ordre. Il s’agit, ni plus ni moins, « d’un usage excessif de la force par les forces de sécurité », soutient le haut commissariat des Nations Unies selon la publication dans le site d’information des Nations Unies. « Les forces de sécurité ont ouvert le feu sur des détenus qui tentaient de s’échapper de la prison de Farafangana », a déclaré vendredi Rupert Colville, porte-parole du haut commissariat. Toutefois, le ministre de la Justice, Johnny Richard Andriamahefarivo, a soutenu urbi et orbi qu’aucun ordre de tirer n’a été donné. Selon ce dernier, la réunion de l’organe mixte de conception élargi qu’il a dirigé sur place, mercredi dernier, a confirmé que « les forces de sécurité n’ont reçu aucun ordre ». « Ils ont  agi en état de légitime défense »  a soutenu la hiérarchie de la gendarmerie. Une thèse que beaucoup d’observateurs contestent.

Enquête indépendante. Quoiqu’il en soit, les forces de sécurité sont situées au cœur de la vague dans cette affaire qui a attiré la foudre des critiques les plus acerbes et les dénonciations unanimes des défenseurs de droit de l’homme. Vendredi dernier, Rupert Colville a appelé les autorités malagasy à un « strict respect des principes de légalité, de nécessité, de proportionnalité et de non-discrimination » lors de l’usage de la force, selon le site d’information des Nations Unies. Une enquête est donc sollicitée par les Nations Unies pour éclaircir cette affaire de mutinerie. « Le Haut-Commissariat entend continuer à travailler avec les autorités malagasy pour faire en sorte qu’elles mènent des enquêtes approfondies, indépendantes et impartiales sur les circonstances des meurtres survenus lors de l’évasion de la prison », lit-on sur la publication.

Rija R.

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5 Commentaires - Ecrire un commentaire

  1. de quoi il se mêle l’ONU. C’est le plus corrompu du monde???

  2. Les avis des organismes internationaux sûr ce sujet oublient intentionnellement les faits commis par des gouvernements que ont fait des morts également mais pour des raisons étatiques sont passées en catimini ou admises comme actes dus.
    Tout ça sans vouloir nier la gravité de ce qui c’est passé a Farafangana.

  3. Bonjour Ignace ,

    Madagascar , depuis plus de 30 ans , s’englue dans l’ABSENCE D’ETAT DE DROIT et surtout la CORRUPTION INSTITUTIONNALISESE et ipso facto s’enfonce dans le déni absolu des droits de l’homme élémentaires du au citoyen lambda..même un criminel reste un être humain régi par les DROITS DE L’HOMME !

    L’armée (INUTILE !!!) et la force publique ne sont depuis longtemps les bras armés des « AL CAPONE » élus ô combien et ô comment dans ce magma de corruption , tout est vénal , tout est violence…, tout est permis aux puissants et leurs COMPLICES ( malgaches et étrangers : tous prédateurs avec l’argent volé au pays)

    Je suis très triste d’apprendre cette véritable TUERIE de pauvres bougres prisonniers arrivés là souvent poussés par le poids de l’extrême misère du pays,
    misère dont les pourris successifs au pouvoir ont la RESPONSABILITE COLLECTIVE

    Pour moi Madagascar devrait être SOUS TUTELLE DE L’ONU comme la Namibie un temps ….
    Malheureusement la communauté internationale n’intervient jamais de manière coercitive : pour la Namibie elle défendait surtout le diamantaire De BEERS !!!
    HYPOCRISIE de considérer Mada comme une démocratie : IL N’Y A AUCUN CONBTRE-POUVOIR , élément fondamental d’une démocratie…

    Nous n’avions jamais eu de culture juridique moderne e, ni idoine , comme la Corée du sud ou Taîwan par exemple.
    Nous sommes sortis du pouvoir absolu des rois , pour tomber dans une colonisation dont nous héritons le code Napoléon PLAQUE ! à peine adapté
    Déformée « cette culture héritée « très per malgachisée , suinte encore des paroles de Foccart à De Gaulle lors de la décolonisation et plongeon dans la françafrique  » TOUT SERA COMME AVANT MON GENERAZL !!! »

    L’influence française baisse , mais d’autres prédateurs arrivent (Chinois, américains, Allemands, Arabes ETC ETC ) au BONHEUR DES PROSTITUES QUE NOUS AVONS PORTES AU POUVOIR ….
    Pleure au pays bien aimé : QUAND LE REVEIL PLUTOT ????

  4. Il faut que l’ONU s’occupe aussi des îles éparses Malgache boudés par les Français .
    La récupération devait être effective depuis 1979 et l’ONU ferme les yeux depuis ce temps.
    Les lois surtout internationales doivent être appliquées pour tous , il n’y a pas de grand et
    petit pays, deux poids deux mesures.

  5. La force de l’ordre nationale malgache a donné toujours raison a ses élèments qui ont tiré sur les evadés ou le fugitifs incarcerés. De tout coté, ils ont tort devant le droit de l’homme et la déontoligie sur le plan ethique de la vie humaine. On peut dire sans hésitation che ce qui s’est passé au prison de Farafangana est un acte intensionnel contre la valeur transcendance de la vie et est tout à fait intrinsèquement coupable et mauvais.
    La culture juridique malgache ne cesse de regresser et de perdre sa valeur. POUQUOI??????????

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