Marché du riz : La baisse des prix à 550 Ar n’est pas encore effective

Pour sa part, le président Andry Rajoelina met la pression sur les membres du gouvernement et exige qu’une solution soit trouvée dans les plus brefs délais.

Non maîtrisés. Une semaine jour pour jour après la réunion de crise sur la hausse des prix du riz qui s’est tenue au Palais d’Etat de Mahazoarivo, les prix sur le marché n’ont pas encore diminué. Le prix de référence de 550 Ariary le kapoaka, annoncé par le Premier ministre Ntsay Christian à l’issue de cette réunion d’urgence n’est pas encore effectif. Actuellement à Tana, le prix du kapoaka est de 730 Ariary. Dans les régions, le prix est encore plus élevé. 1 000 Ariary le kapoaka à Fort-Dauphin et 900 Ariary à Ankazoabo. Un haut responsable au sein du Ministère de l’Industrie, du Commerce et de l’Artisanat a expliqué que cette décision ne concerne pas les riz locaux, c’est-à-dire, les « makalioka » et les « vary gasy ». Ce serait donc les riz importés, qui ne sont pas forcément de bonne qualité, tels que le stock-tampon, qui seront vendus à 550 Ariary sur le marché. Quoi qu’il en soit, cette baisse des prix annoncée n’est pas encore appliquée. Et ce, bien malgré les efforts fournis par le Gouvernement, et par les techniciens du Ministère du Commerce qui effectuent une mission de contrôle au niveau des marchés depuis la semaine dernière. Du côté de l’Exécutif, l’on tente de tout mettre en œuvre pour parvenir à la baisse des prix. A l’issue de la réunion de Mahazoarivo, le Premier ministre Ntsay Christian a laissé entendre que d’ici la fin d’année, l’Etat va importer jusqu’à 100 000 tonnes de riz.

Solution immédiate. Pour sa part, le président Andry Rajoelina met la pression sur les membres du gouvernement afin qu’ils trouvent une solution à ce problème dans les plus brefs délais. Depuis le mois de novembre, la hausse des prix du riz a toujours été évoquée au cours des Conseils des ministres. Le Chef de l’Etat exige une solution immédiate et refuse d’admettre qu’une inflation générale et généralisée s’installe en cette période de fin d’année où les Malagasy subissent de plein fouet les impacts négatifs de la crise économique liée à la Covid-19. De source proche du gouvernement, le président de la République aurait donné un ultimatum jusqu’au 25 décembre aux responsables concernés. L’on se demande aussi ce qu’il en est des responsabilités du « State Procurement of Madagascar » (SPM) qui a été mise en place pour assurer l’importation et la distribution des produits de première nécessité. Il convient de rappeler qu’en créant cette société, l’Etat malagasy visait à combattre les abus perpétrés par les entreprises importatrices qui ont toujours été considérées comme les principales sources de l’inflation au pays. Quoi qu’il en soit, à l’allure où vont les choses, le Directeur général de SPM risque d’être mis sur la sellette face à cette hausse incontrôlable et incontrôlée des prix du riz.

Toutefois, le rapport du conseil des ministres, hier, a évoqué qu’un accord a été conclu avec les importateurs pour fixer le prix du riz à 79 000 ariary le sac. A ce sujet, Madagascar a importé 500 000 tonnes de riz cette année, une quantité estimée suffisante  pour faire face à la période de soudure. Ce rapport rassure également qu’à l’issue de l’accord entre l’Etat et les opérateurs importateurs, aucune hausse des prix des produits de première nécessité ne sera opérée durant les périodes de fêtes.

Davis R

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Un Commentaire - Ecrire un commentaire

  1. le vrai problème, c’est qu’un pays rizicole comme Madagascar soit obligé d’importer 500000 tonnes/an…quant au prix, pourquoi le producteur devrait-il se sacrifier ??? il n’y a que dans les économies communistes que les prix sont ordonnés par le pouvoir politique

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