Sénat : Une femme pressentie à la présidence

L’accession d’une femme au perchoir de la Chambre haute serait une grande première dans les annales de la République

J-2 avant la proclamation des résultats définitifs du scrutin du 11 décembre 2020 par la Haute Cour Constitutionnelle (HCC).

Selon le chronogramme établi par la Commission Électorale Nationale Indépendante (CENI), la HCC proclamera après-demain les résultats des élections sénatoriales. Les noms des 12 sénateurs élus – à raison de 2 par Province – seront officiellement connus ce jeudi 07 janvier 2021. Afin que le mandat des 18 membres de la Chambre haute débute en même temps, les 6 autres sénateurs seront connus dans la foulée car « le Sénat comprend pour un tiers des membres nommés par le président de la République, pour partie, sur présentation des groupements les plus représentatifs issus des forces économiques, sociales et culturelles et pour partie, en raison de leur compétence particulière ».

Déséquilibre. En revanche, la Constitution ne prévoit pas de quota par rapport au genre. Toutefois, on croit savoir que le président va essayer de combler un tant soit peu le déséquilibre hommes – femmes dans les travées du Palais d’Anosikely, quoique la parité s’avère impossible à atteindre puisque sur les 12 sénateurs élus, il n’y a qu’une seule femme. Même si le tiers nommé par le Président serait composé exclusivement de femmes, il y aurait encore 11 hommes en face. Pour rattraper cette …inégalité, une Amazone pourrait monter sur le perchoir du Palais d’Anosikely.

Président par intérim. La pressentie à la présidence du Sénat serait forcément parmi le quota présidentiel car la seule sénatrice élue au soir du 11 décembre dernier, est issue des rangs du MMM. Or, le numéro Un du Sénat est appelé à « exercer les attributions présidentielles courantes jusqu’à l’investiture du nouveau président » dans le cas de figure où l’actuel locataire d’Iavoloha venait à briguer un second bail de 5 ans. Ce qui semble évident compte-tenu de l’ampleur de son programme qui ne pourra être réalisé le temps d’un quinquennat. S’il se porte candidat, Andry Rajoelina sera tenu de démissionner de son poste « 60 jours avant la date du scrutin présidentiel ». Le candidat potentiel à sa propre succession a donc intérêt à ce que le futur président du Sénat soit une personne de confiance. Si c’est une femme, elle sera la première femme appelée à devenir présidente par intérim. En attendant cette échéance, les présidences des deux Chambres du Parlement seront, c’est le cas de le dire, au féminin pluriel.

R.O

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3 Commentaires - Ecrire un commentaire

  1. · Edit

    chère madame, la réalité est cruelle…mais une femme au pouvoir annonce toujours des périodes troubles

  2. putain !!!!
    Comment peut on être aussi arrioéré !!!
    es tu sur de vivre au 21° siècle ????
    machisme sous-DEV…………….beuuuuuuuuuuuuu

  3. · Edit

    en général, quand une femme est mis en situation de pouvoir, cela pressent un écroulement de l’autorité de l’état….et ce n’est pas bon pour l’avenir… la femme est passion et l’homme est raison !!!! il y a quelques exceptions….dans ces cas, la femme devient tyran

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