Palais d’Anosikely : Deux provinces exclues du bureau permanent du Sénat

Les 5 membres du bureau permanent du Sénat.

Le poste de vice-président au titre de l’opposition reste toujours vacant au niveau du Sénat. 

Le bureau permanent du nouveau Sénat a été bouclé. Les résultats de  l’élection tenue, hier, à Anosikely ont, en effet, fait sortir du lot deux sénateurs issus de la province de Fianarantsoa, un de Toamasina et un autre d’Antsiranana, qui vont siéger dans le bureau permanent de la Chambre haute. Les deux postes de vice-président sont occupés par Herilaza Imbiki pour les provinces du Nord et Nicolas Rabemananjara pour celles du Sud. Eddie Serge Fernand, élu dans la province d’Antsiranana, devient, quant à lui, questeur de la Chambre haute. Tandis que Raymond Rasolondratsimba, dit Raymond Nala, élu à Fianarantsoa, est propulsé au poste de rapporteur général. 

Front politique. La province d’Antananarivo occupe déjà le poste de la présidence du Sénat,  alors que les sénateurs des provinces de Mahajanga et de Toliara, qui ne figurent pas dans le bureau permanent, devraient ainsi concourir pour occuper les postes de président des commissions, en l’occurrence celle des finances, économie et développement durable, ou celle des affaires sociales, culturelles et communication, ainsi que la commission juridique, s’ils comptent détenir un portefeuille à la Chambre haute. Pourtant, les deux autres magistrats, devenus sénateurs, et qui sont amenés à mettre à profit leurs expériences au profit du front politique, notamment Landy Mbolatiana Randriamanantenasoa, Hajaniaina Tahina Andrianandrasana, sont les mieux placés pour diriger la commission juridique de la Chambre. Le nom de Richard Ramanambitana, quant à lui, circule également dans les couloirs du palais d’Anosikely pour diriger la commission des affaires sociales, culturelles et communication. 

Verrouillage. Un autre vote devrait être organisé la semaine prochaine, a indiqué un communiqué de cette institution. L’issue de cette élection annoncera alors les noms des futurs sénateurs qui vont diriger les commissions au Sénat. Les Alidy Bin Soufou et Odilon Dinaraly Tiandaza, de Mahajanga, ou Jean Marcel Eongobelo, Neypatraiky Rakotomamonjy, Mahaleo Tsiebo, issus de la province de Toliara, pourront alors briguer ces postes à la tête de ces commissions. Jusqu’à présent, la majorité issue de la liste IRMAR ainsi que les quotas présidentiels, règnent en maître à Anosikely. Sans surprise. Le bureau permanent est peint aux couleurs présidentielles et le verrouillage est parfait. Il ne laisse aucune place aux deux élus du parti Malagasy Miara-Miainga, notamment Ndriana Rakotondrainibe et Sidonie Raharinirina. 

Pléthorique. Quant au règlement intérieur du Sénat, il attend la correction de certaines dispositions relatives, entre autres, aux collaborateurs des sénateurs avant son entrée en vigueur. Des réserves ont été émises, jeudi dernier, par la Haute Cour Constitutionnelle sur la première mouture du règlement intérieur de la Chambre haute. L’effectif de 30 collaborateurs pour chaque sénateur fait beaucoup de bruit et la Cour d’Ambohidahy veut que la Chambre haute soit en « concertation avec l’exécutif » pour décider sur le sujet. Alors que beaucoup d’observateurs estiment que le nombre est pléthorique. Le nouveau président du Sénat, quant à lui, défend, pourtant, que « les travaux qui attendent les sénateurs nécessitent un nombre important de collaborateurs ». 

Rija R.

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4 Commentaires - Ecrire un commentaire

  1. 30 collaborateurs par sénateur : 30 X 12 = 360 il y a eu des offres d’emplois afficher quelques pars ??????

    NON !!! NON !!! NON !!!

  2. Verrouillage du sénat ????? aucun Homme seul – aucun parti seul – aucune région seul ne peut développer Madagascar : on a besoin de l’adhésion de TOUS pour développer le pays , car la tâche est  » titanesque  » Monsieur le Président .

  3. 30 collaborateurs par sénateur ???? chaque sénateur aura 30 membres de sa famille à l’abris pendant quelques années , et NOUS ( le petit peuple pauvre de tout Madagascar ) on a pas le droit de faire moto taxi ou vendre quelques  » babioles  » sur les trottoirs pour juste survivre …..

  4. Et alors !
    Les journalistes du premier quotidien national devraient arrêter de rechercher à faire du sensationnel avec des titres provocateurs.
    Ce type de journalisme n’apporte rien du tout sur la qualité de l’article ou sur une possible évolution de l’intégrité des politiciens.

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