Réouverture des frontières : Le 23 octobre pour les vols régionaux, le 6 novembre pour les vols longs courriers

Mis à part les voyages pour motif d’évacuation sanitaire, le Conseil des ministres a aussi décidé que tous les vols privés et les jets privés souhaitant entrer à Madagascar doivent se munir d’une autorisation spéciale signée par le président Andry Rajoelina et le Premier ministre Ntsay Christian.

Le gouvernement met fin au suspense concernant la réouverture des frontières. En effet, conformément à ce qui a été annoncé la veille par le président Andry Rajoelina, le Conseil des ministres d’hier a pris une décision relative aux dates de la réouverture des frontières. Le 23 octobre pour les vols régionaux, c’est-à-dire, les vols en provenance des îles voisines telles que La Réunion et Maurice. Et le 6 novembre pour les vols longs courriers en provenance de l’Europe. D’après les informations, cinq compagnies aériennes sont autorisées à rallier la Grande île. Il s’agit des compagnies Air Madagascar et Air France qui assureront les vols venant de l’Europe. Air Mauritius assurera, quant à elle, les vols venant de l’île Maurice et Air Austral ralliera Antananarivo via La Réunion. Par contre, les vols charters venant de Milan, de Rome et de l’Europe à destination de Nosy-Be sont aussi autorisés à reprendre et peuvent être assurés par des vols low cost. Cette décision gouvernementale mettra fin au calvaire des milliers de Malagasy bloqués à l’étranger depuis le 20 mars 2020, date de la fermeture des frontières pour cause de l’explosion des cas de coronavirus, mais aussi de la souffrance des opérateurs touristiques à Nosy-Be et dans d’autres villes. Après un peu moins de deux ans de suspension d’activités, ces derniers vont pouvoir accueillir de nouveau les touristes. Reste à savoir s’ils sont réellement prêts à reprendre, notamment sur le plan logistique et technique, pour faire face aux risques élevés de regain de la pandémie. Mis à part les voyages pour motif d’évacuation sanitaire, le Conseil des ministres a aussi décidé que tous les vols privés et les jets privés souhaitant entrer à Madagascar doivent se munir d’une autorisation spéciale signée par le président Andry Rajoelina et le Premier ministre Ntsay Christian.

Risques. La Grande île est-elle prête à reprendre les activités touristiques face aux risques que pourraient engendrer l’arrivée de touristes venant des pays encore touchés par la pandémie de la COVID-19 ? Telle est la question que se posent les observateurs. Depuis quelques semaines, les départements ministériels concernés et la Confédération du Tourisme de Madagascar sont au pied d’œuvre pour préparer la reprise, notamment en organisant des formations en matière de respect des mesures sanitaires pour les professionnels du tourisme, mais aussi en lançant une campagne de vaccination de masse dans les villes touristiques telles que Nosy-Be et Sainte-Marie. Actuellement, la Grande île ne connaît plus de cas de coronavirus, ou enfin presque. Face aux menaces, les autorités doivent prendre toutes les mesures nécessaires pour éviter un éventuel regain du coronavirus. En cette période où tous les états-majors politiques commencent à se mobiliser en vue de l’élection présidentielle de 2023, un éventuel regain de la COVID-19 risquerait d’être fatal pour le régime Rajoelina.

Davis R

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3 Commentaires - Ecrire un commentaire

  1. Pour rappel, Madagascar s’en est bien sortie [sanitairement] sans vaccin , pour partie sans doute grâce à la gestion préconisée par le président AR . Il en va tout autrement au plan économique et social : le tout tourisme ne doit pas faire oublier l’immense majorité de paysans, travailleurs pauvres et autres jeunes désorientés,
    tombés dans la misère et la désesespérance . Croisons les doigts!

  2. Qu’en est-il de cette histoire de mise en quarantaine qui fait polémique et qu’aucun journal n’ose en parler ?

  3. Très bonne décision.

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