Inspection générale de l’Etat : Mission de contrôle limitée

Les inspecteurs d’Etat renouvellent le bureau de leur syndicat.

Les inspecteurs d’Etat brisent le silence. Ces hauts commis de l’Etat qui sont d’habitude très discrets et tenus par l’obligation de réserve partagent une situation qui affecte la promotion de la bonne gouvernance dans le pays. 

Les inspecteurs d’Etat déplorent qu’ils sont de moins en moins mobilisés actuellement. « Les missions d’inspection qui sont confiées à l’inspection générale de l’Etat se raréfient », a confié José Rakotomanga, président du syndicat des inspecteurs d’Etat. Une situation qui alerte ces inspecteurs qui devraient, en effet, inspecter et contrôler la gestion des finances publiques au niveau de tous les organismes de l’Etat. « Si un inspecteur d’Etat devrait effectuer quatre à six missions d’inspection dans l’année, actuellement elles sont réduites à deux », a poursuivi ce syndicaliste. Transparence, rigueur budgétaire et orthodoxie financière, lutte contre la corruption, traque au détournement de deniers publics, telles sont, entre autres, les spécialités des inspecteurs d’Etat.  

Instructions. Les inspecteurs d’Etat se répartissent d’une part au niveau de la direction générale de l’Inspection générale de l’Etat laquelle est rattachée au président de la République et, d’autre part, auprès de la direction générale du contrôle financier du ministère des Finances. Les inspecteurs ont ainsi demandé à rencontrer le président de la République afin de lui partager la situation qui prévaut, selon José Rakotomanga et de « pouvoir lui demander des instructions afin d’améliorer l’inspection ». Mais les demandes d’audience qui ont été adressées au chef de l’Etat n’ont jamais eu de retour, selon ce dernier. Et les inspecteurs d’Etat n’ont jamais été reçus par Andry Rajoelina depuis 2019, a donc affirmé le président du syndicat. 

Intérêt public. Les inspecteurs qui veillent au respect rigoureux des dispositions légales et réglementaires en matière de gestion des finances publiques se sentent ainsi « dévalorisés » et de « moins en moins impliqués » dans la promotion de la bonne gouvernance au niveau du système public. Pourtant, selon Alexandre Randrianasolo, inspecteur général d’Etat et ancien secrétaire général du ministère des Finances, l’inspection générale de l’Etat contribue à la bonne gouvernance et défend l’intérêt public. Pour ces hauts fonctionnaires, il est temps de redresser la barre. 

Rija R.

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