Andry Rajoelina au Sommet du COMESA : Pour un mécanisme de financement alternatif à taux concessionnel

 » Aujourd’hui s’achève le mandat de Madagascar à la Présidence du COMESA, mais marque le renouveau de son implication et de sa détermination à devenir un acteur majeur au sein de notre communauté. Madagascar s’affirme et s’aligne aux côtés de ses frères pour l’émergence de l’Afrique « . 

C’est en ces termes que le président Andry Rajoelina a terminé son discours dans le cadre du 21ème Sommet des Chefs d’Etat et de Gouvernement du COMESA qui s’est déroulé hier au Caire, Egypte. Arrivé au terme de son mandat à la Présidence du Marché commun de l’Afrique orientale et australe (COMESA), le chef de l’Etat passe le flambeau au président égyptien Abdel Fattah Al-Sissi. Ce 21ème Sommet a été ouvert par une cérémonie de passation entre les deux présidents. Le numéro Un d’Iavoloha a passé les instruments de pouvoir du COMESA composé du drapeau, du traité et du marteau à son homologue égyptien. Tous les dirigeants du COMESA qui ont pris la parole ont salué les efforts entrepris par le président Andry Rajoelina qui, de par son sens du leadership, a su maintenir le cap et a réussi à poursuivre la mise en œuvre des objectifs économiques et financiers de cette organisation régionale, malgré la pandémie de la Covid-19. Le COMESA est devenu de plus en plus fort grâce à son programme qui consiste à l’intégration économique, a notamment souligné le président du Malawi et celui du Rwanda. Tous s’accordent à dire que le lancement de la Zone de Libre Échange a été déterminant. 

Numérique. Il convient de noter cependant que Madagascar quitte la Présidence du COMESA mais reste membre du bureau en tant que rapporteur. Le nouveau bureau du COMESA est donc composé de l’Egypte à la présidence, la Libye à la vice-présidence et Madagascar au poste de rapporteur général. Renforcer l’utilisation de la technologie et du numérique pour parvenir à la résilience en cette période post-Covid-19, c’est désormais le mot d’ordre. En effet, le thème pour ce 21ème Sommet appelle les pays membres à édifier la résilience par une intégration économique numérique stratégique. Dans son discours, le président Andry Rajoelina a noté les effets néfastes de la Covid-19 sur le continent africain en général et aux pays membres du COMESA en particulier. Il a notamment évoqué l’inflation des prix des marchandises, des vivres et des denrées alimentaires, ainsi que les PPN, à cause de la hausse historique des coûts de transports. Cette pandémie nous a poussé à être de plus en plus innovants à travers le recours au numérique qui a maintenu le monde en marche. C’est grâce à la technologie que le monde n’est pas à l’arrêt, a-t-il déclaré. Soutenant la construction d’une économie numérique régionale, le chef de l’Etat appelle tout un chacun à vulgariser l’accès aux données économiques et commerciales et à fluidifier les interactions sur les marchés. En effet, Andry Rajoelina opte pour une digitalisation au service du développement. 

Transactions commerciales. Le numéro Un d’Iavoloha se félicite de la mise en œuvre de la Zone de libre-échange numérique (ZLEN) qui, selon ses dires, a permis au COMESA de faire des progrès remarquables. Cette initiative a pour objectif d’aider les commerçants, et plus particulièrement les petites et moyennes entreprises à surmonter les réglementations, le processus et les obstacles complexes, afin de leur permettre d’effectuer des transactions commerciales transfrontalières à l’aide des plateformes numériques. Et lui de rappeler que pendant le mandat de Madagascar à la présidence du COMESA, les États membres ont travaillé en étroite collaboration pour promouvoir le développement vers la réalisation d’un marché commun numérique. Le président reste convaincu que l’industrialisation est au cœur du programme d’intégration du COMESA. Il a ainsi annoncé que la stratégie industrielle de l’organisation régionale et ses plans d’actions de mise en œuvre ont été adoptés. Il a mis en avant les progrès réalisés par le Gouvernement malgache dans le secteur du transport pour faciliter la circulation des biens et services et réduire le coût des transactions. Cet élan a cependant été coupé par l’arrivée de la Covid-19 qui a entraîné une hausse exponentielle des prix des transports internationaux ayant eu des impacts sur les prix des marchandises et des denrées alimentaires. En tant que président sortant du COMESA, Andry Rajoelina a souligné que l’organisation régionale a réussi à mettre en place des institutions et des programmes importants, mais toutes ces initiatives sont confrontées à des problèmes de financement, qui demeure un défi majeur pour le COMESA. Pour y remédier, le numéro Un d’Iavoloha affirme que si nous voulons que le COMESA soit réellement un instrument de développement, nous devons inciter la mise en place de mécanisme de financement alternatif à taux concessionnel. Pour sa part, le nouveau président de la Conférence du COMESA, le président égyptien Abdel Fattah Al-Sissi a d’emblée annoncé qu’une réforme va être apportée en vue d’une complémentarité commerciale régionale. Et ce, afin de permettre davantage de relations commerciales entre les pays membres. Pour promouvoir le libre-échange, l’élaboration d’un accord d’affranchissement douanier est prévue. 

Davis R

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