FFKM : Non à toute immixtion dans les affaires politiques

L’Archevêque d’Antananarivo tient les règnes du FFKM.

C’est la première apparition médiatique de l’archevêque d’Antananarivo depuis que son nom a été jeté en pâture par certains dans le cadre de l’affaire Apollo 21. Cet événement est passé, mais ce dernier s’affiche serein, droit dans ses bottes. 

La pandémie de Covid-19 sera au centre des réflexions durant la réunion du comité central du conseil œcuménique des églises chrétiennes, a affirmé son président, Monseigneur Odon Razanakolona. Une pandémie qui a causé d’énormes dégâts et plonge le pays dans une situation sans précédent en matière de pauvreté. « La conjoncture est difficile », a reconnu le président du conseil œcuménique des églises chrétiennes. « Mais il ne faut pas baisser les bras ni perdre espoir », a-t-il exhorté, hier, lors d’une brève allocution à la chapelle de la maison du Sacré Cœur à Ambohipo, laquelle a accueilli la réunion du bureau central du FFKM. En réalité, la tension sociale se fait sentir de partout avec la hausse du coût de la vie et, surtout, des produits de première nécessité. L’archevêque d’Antananarivo ne dément pas les propos de ses homologues de la conférence épiscopale de Madagascar sur la situation qui prévaut. Loin s’en faut.

Tensions. Sur le plan politique, l’institution religieuse la plus influente du pays a rejeté toute idée d’organiser une quelconque « concertation politique entre les acteurs en présence », notamment dans le cadre de l’actuel contexte pré-électoral. « Laissons les politiques se préoccuper de leurs propres affaires », a répliqué hier l’archevêque d’Antananarivo. « Que chacun assure son rôle, les choses religieuses à l’Eglise, le social à la société civile et la politique aux politiciens », a-t-il poursuivi. C’est une manière pour le président en exercice du FFKM de ne pas donner suite aux sollicitations qui sont adressées à ce conseil oecuménique des églises chrétiennes de jouer de nouveau le rôle de médiateur dans la tension qui anime actuellement l’état-major politique. Le conseil veut d’abord prendre ses distances.

Présidentiel. L’opposition a été explicite dans son appel qui veut que les chefs d’Église prennent de nouveau en charge une médiation qui ne dit pas son nom afin de pouvoir « fixer les règles de jeu d’avant élections ». Marc Ravalomanana, à Toamasina et au Carlton Anosy, il y a quelques semaines, a appelé le FFKM afin d’organiser « une concertation nationale. Mais la messe est dite. L’appel de l’opposition a obtenu une fin de non-recevoir de la part de la direction du conseil œcuménique qui a encore la tête ailleurs. La politique n’est pas encore la préoccupation actuelle du FFKM, a donc laissé entendre l’Archevêque d’Antananarivo. Le conseil évite la mêlée. Car à deux ans de l’échéance 2023, la tension commence à monter et les préparatifs du prochain scrutin présidentiel divisent autant la classe politique.

9e congrès. Deux cent-dix participants sont actuellement en conclave à Ambohipo pendant les quatre prochains jours. Issus des 35 bases FFKM de toutes les régions et les branches œcuméniques du conseil, ces derniers vont aborder la vie œcuménique à Madagascar et les projets futurs du conseil. Une messe à l’Ecar Ambohipo clôturera, ce dimanche 28 novembre, le 9e congrès et la 43e réunion du comité central du conseil œcuménique des églises chrétiennes malgaches.

Rija R.

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