Après le COVID-19, rien ne sera plus comme avant

(Midirama) Le monde maintenant est sous la coupe du COVID-19. Tous les pays sont touchés par l’épidémie et la réponse trouvée pour freiner la propagation du virus est le confinement, en attendant la fabrication d’un  remède censé guérir les malades. La moitié de la population mondiale est obligée de gré ou de force à rester chez elle. Elle le fait finalement sans rechigner. C’est la course contre-la-montre pour tous les grands laboratoires voulant mettre au point un vaccin qui servira de traitement efficace pour guérir la maladie. En France, le protocole mis au point par le professeur Didier Raoult à propos de l’hydroxychloroquine crée une polémique qui enfle de jour en jour. Ce célèbre virologue marseillais a mis au point un traitement à base de cette substance active s’étant avéré efficace dans plus de 90% des cas traités. Une partie de ses confères s’insurge contre son utilisation, affirmant qu’il faut mener une étude  clinique encore plus large. Le remède est déjà administré par de nombreux praticiens au grand dam de leurs collègues encore réticents. Le président français Emmanuel Macron est allé rendre visite au célèbre professeur dans son la laboratoire à Marseille, montrant peut-être ainsi une reconnaissance implicite de son travail. Le chef de l’État français va lundi prochain s’adresser pour la quatrième fois aux Français pour faire le point sur la situation sanitaire dans le pays. A Madagascar, comme dans beaucoup d’autre pays, c’est le protocole du professeur Daniel Raoult qui a été appliqué pour soigner les malades du COVID-19 et son efficacité ne fait pas de doute comme peuvent en témoigner ceux qui ont été guéris. Mais la Grande île va se singulariser en produisant un médicament à base de plantes médicinales malgaches. La nouvelle a été annoncée par le président Andry Rajoelina et fait le tour des organes de presse internationale. Aucun détail n’a été donné, mais la réalisation du projet est en cours. Cet espoir d’éradiquer l’épidémie n’empêche pas la continuation des efforts actuels pour freiner la propagation du  coronavirus dans la Grande île. Les équipes médicales chargées de la lutte contre le COVID-19 sont, peut-on dire, sur le pied de guerre. Elles font preuve d’une extrême vigilance. Le nombre de cas déclarés a augmenté, mais sans être excessif. Trois régions sont sous confinement : Analamanga, Toamasina et Haute Matsiatra. La population est maintenant sous haute surveillance et le relâchement des premiers temps ne va plus être toléré. Les forces de l’ordre vont bientôt sévir contre tous les contrevenants. Le ministre de l’Intérieur et de la Décentralisation l’a rappelé hier à la mi-journée. Les recommandations ont été faites et dorénavant, il faudra appliquer les règles qui ont été édictées.

Dans le reste du monde, la progression de l’épidémie continue. Les Etats-Unis connaissent le taux le plus élevé de contaminations et de décès. A ce jour, on compte 467 000 cas avérés et  près de 17 000 morts. La propagation du virus se fait de manière exponentielle, New-York étant la ville la plus touchée. Le président Donald Trump, à défaut de reconnaître ses erreurs d’appréciation du début, a lancé un véritable branle-bas de combat. Il s’en est pris à l’OMS qu’il accuse d’avoir favorisé la Chine, et il menace de retirer  la contribution financière de son pays à l’organisme international. En France, une accalmie a été constatée sur le front de l’épidémie. Il en est de même en Italie. En Grande-Bretagne, le virus gagne du terrain. Il a même contaminé le Premier ministre Boris Johnson qui, après avoir été admis en soins intensifs, a repris finalement des forces. Bien que n’étant pas encore tiré d’affaire, celui-ci va certainement se remettre.

C’est l’une des plus grandes épidémies que le monde moderne a connu. Celle du COVID-19, en dehors du fait qu’elle a profondément impacté le sociétés, est en train d’accélérer  les changements de politiques des pays touchés. Ce que les différentes Conférences des parties (COP) n’ont pas réussi à faire est entrain de s’accomplir : la pollution a commencé à disparaître. La récession qui pointe à l’horizon va entraîner un changement des échelles de valeurs dans l’économie mondiale. Rien ne sera  plus comme avant après le COVID-19.

Patrice RABE

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