PORTRAIT. Pasteur Jean Roussel : « Je mets toujours le Seigneur devant moi »

PasteurousselAprès 44 ans de vie pastorale dont 39 passés en tant que Pasteur de la FJKM Atsimon’Imahamasina, le Pasteur Rakotomanana Jean Roussel  va partir à la retraite, mais il promet qu’il va encore continuer à servir le Dieu Tout-puissant

« Jehovah ô, aza izahay, aza izahay no omena voninahitra. Fa ny anaranao ihany. Noho ny famindramponao sy ny fahamarinanao » ou:  «Non pas à nous Eternel, non pas à nous. Mais à ton nom, donne gloire. A cause de ta bonté, à cause de ta fidélité ». A chaque grand événement qui le concerne personnellement, et qu’on célèbre dans l’Eglise, le Pasteur Rakotomanana Jean Roussel ne peut s’empêcher de prononcer ce verset des Psaumes 115 : 1. Un verset qu’il affectionne particulièrement car tout comme le psalmiste, le Pasteur Roussel est de  ce genre particulier de serviteur de Dieu qui est convaincu du fait que tout ce qu’il fait, tout ce qui l’honore, ses réussites où même parfois ses afflictions, proviennent de la grâce du Seigneur.

Appel de Dieu. D’ailleurs, c’est par un appel de Dieu qu’il est devenu Pasteur. Partie assez tôt, sa mère avait laissé un message  à son père comme quoi, elle voulait que l’un de ses enfants devienne un serviteur de Dieu. « J’avais dit à notre père que j’avais reçu le message mais que j’allais demander à Dieu de guider mes pas » raconte le Pasteur Roussel. Plus tard, l’appel de Dieu se faisait par le biais de la cloche de la FJKM Ambohimandroso Filadelfia à Antsirabe, dont le temple se trouve pas loin du domicile du jeune Jean Roussel. « La cloche sonnait plus longtemps que d’habitude et j’avais demandé quelle en était la raison ». En fait c’était la sonnette qui appelait les jeunes qui voudraient rejoindre le catéchumène et il avait répondu à l’appel. Après les formations d’usage au sein de la FJKM, il devient, le 4 juin 1964, un « mpandray ny fanasan’ny Tompo », c’est-à-dire ceux qui peuvent participer à la Sainte Cène  et le Pasteur Jaona Andriatsiferanarivo de Filadelfia  le  suivait de près et lui parlait des services pour Dieu. Le 18 août de la même année, il passe et réussit  son examen à Toamasina pour devenir élève Pasteur. Entre 1968 et 1969, le Pasteur Rakotomanana Jean Roussel commence à officier à la FJKM Mananjary Vohilava Ambohinihaonana.

Sainte mission. « J’avais préparé le terrain à Mananjary », rappelle le Pasteur Jean Roussel qui allait diriger la FJKM Atsimon’Imahamasina durant 39 ans.  C’était à la suite d’une élection où 4 candidats étaient en lice qu’il avait été élu   et le 30 mars 1975, il prenait l’énorme responsabilité de Pasteur de la FJKM Atsimon’i Mahamasina. Une sainte mission qu’il assume sous la conduite du Saint Esprit conformément à la sainte écriture  dont notamment Jean 15 : 5 qui dit : « Je suis le cep, vous êtes les sarments. Celui qui demeure en Moi et en qui Je demeure porte beaucoup de fruits, car sans Moi, vous ne pouvez rien faire » Une manière pour le Pasteur Jean Roussel d’affirmer sa forte croyance sur le fait que tout ce qu’il entreprend est l’œuvre de Dieu. « Dans ma vie, je mets toujours Dieu devant moi » n’hésite-t-il pas à affirmer. Une soumission totale au Seigneur couronnée de succès dont la liste serait longue à énumérer ici. Entre autres, et non des moindres, le Pasteur Roussel est le précurseur de la section du réveil (Fifohazana) au sein de l’Eglise puisque lui et sa femme étaient les premiers  Mpiandry.

Prières ferventes. Actuellement,  la Sampana Fifohazana de la  FJKM figure parmi les sections les plus dynamiques et vivantes de l’Eglise. Et les prières ferventes de cette section du réveil étaient pour beaucoup dans la plus grande réalisation de la FJKM Atsimon’Imahamasina, à savoir la construction du nouveau temple qui figure dorénavant parmi les plus beaux édifices cultuels de la Capitale et qui fait le charme du quartier de Mahamasina Sud. C’est également au cours des 39 ans de mandat du Pasteur Rakotomanana Jean Roussel que Dieu a permis la réalisation du « Trano vadimpiangonana », de la bibliothèque et du foyer. « Certes, toutes les forces vives de l’Eglises ont collaboré en réalisation énormément de prière et d’efforts, mais toutes ces réalisations sont avant tout l’œuvre de Dieu et la prière a une grande place dans la vie de l’Eglise »  insiste le Pasteur Jean Roussel qui, à chaque fois qu’il reçoit quelqu’un chez lui, commence toujours par la prière. Et même quand il discute avec des fidèles par téléphone, il en profite toujours pour prier pour cette personne même rapidement quand quelqu’un l’appelle de l’étranger. Car depuis 5 ans, la FJKM Atsimon’Imahamasina a sa section Zanakampielezana Andafy à Paris. Dont ses propres enfants et petits enfants puisque certains d’entre eux vivent en France

Pour la vie. Excellent enseignant, le Pasteur Jean Roussel a formé chaque année pas moins de 120 jeunes catéchumènes. Si on multiplie ce chiffre par les 39 ans de services, il aura donc formé un peu moins de 4 700 jeunes chrétiens. Des jeunes qu’il a appris à connaitre car le Pasteur Jean Roussel a fait sien le principe du Pasteur Daniel Ratefy qu’on avait appelé « ilay vongampanahy » car en raison de son extrême amour de Dieu et de sa sagesse, il aimait discuter avec les jeunes, pour mieux les connaitre. Côté mariage, le Pasteur Jean Roussel a confié au Seigneur beaucoup de familles car à la date d’aujourd’hui, il a célébré 1 003 mariages religieux. Avec les 4 autres qui auront lieu aujourd’hui et demain, il aura donc à son actif 1 007 mariages où parfois il fait également office d’animateur car ce Pasteur qui était aussi un ami du groupe Nanahary est excellent en poésie et en rimes. D’ailleurs, durant son homélie, il a une bonne technique d’empêcher les fidèles à somnoler en rimant sa prédication ou encore en racontant des histoires vécues qui attirent. Et ce avec sa voix très puissante qui vous éveille durant le culte. Le Pasteur Rakotomanana Jean Roussel officiera pour la dernière fois à la FJKM Atsimon’Imahamasina le dimanche 5 janvier prochain. Mais pour lui, les services pour le Seigneur ne s’arrêteront pas là, car il s’est offert à Dieu pour la vie. Aina no fetra ry Tompo Mpanjaka, aina no fetra anarahana anao.

Recueillis par R.Edmond

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