Patrick Andy : Un bassiste malgache à New York



Jacaranda
Patrick Andy (extrême gauche) avec Razia Said et quelques uns de ses amis musiciens.
Patrick Andy (extrême gauche) avec Razia Said et quelques uns de ses amis musiciens.

Parti en 2000, Patrick Andriantsialonina ne pensait pas qu’un jour il jouerait et vivrait de sa musique dans l’ancienne capitale américaine.

La chance, dit-on, sourit aux audacieux ! Lui en était un. Il ne faut cependant pas croire que c’était seulement une question de chance mais surtout de talent et de persévérance.

Son frère est connu dans le paysage artistique mais dans un autre domaine : la bande dessinée. Sa sœur était populaire à la fin des années 90. Elle en a fait des chemins avec son groupe « Imagine ».  Lui, s’illustre également dans ce domaine. Il a joué auprès des musiciens reconnus comme Razia Said, Wyclef Jean, Fenoamby, Aina Quach… S’il connaît le succès à New York, car c’est là qu’il est établi, il est encore peu connu dans son pays natal. Lui, c’est Patrick Andriantsialonina. Il a persisté, galéré. Et ses efforts ont fini par payer. Ses souvenirs sont désormais derrière lui.

Connu. Patrick Andy fait aujourd’hui partie de l’un des rares malgaches à évoluer à New York. Sa vie ? Jouer régulièrement au « Times Square Church ». Donner des concerts dans les jazz-clubs new yorkais. Participer aux plus grands festivals reconnus comme celui de Montreuil, une tournée européenne…

Comment a-t-il atterri à New York ? Tout a commencé en 2000. « Nous (Top Music) avons été sollicités pour animer des fêtes malgaches à New York. J’avais 23 ans à l’époque. Certains d’entre nous sont rentrés au pays, d’autres sont restés ». Lui était dans ce dernier groupe. En 2003, il  a été contacté par des studios et différentes formations pour des enregistrements ou des concerts, toujours à New York. Car il faut le souligner, Patrick Andy vit de son art. Aujourd’hui, il s’est fait un nom et est sollicité. Il lui arrive même de refuser des contrats en haute saison.

Carrière. Accompagner des artistes reconnus, c’est bien. Mais tracer sa propre route, c’est encore mieux. En parallèle, le bassiste a donc sa propre formation. Fervent chrétien, il a choisi de s’orienter vers les chants évangéliques. « Tout ce qui est arrivé dans ma vie, c’est grâce à Lui et je Lui en suis très reconnaissant. Je veux également prouver aux gens que les chants évangéliques peuvent être excellents ». Le groupe a donc déjà sorti un album. « Intitulé ‘Joy’, cet opus est sorti en 2011. Il est d’ailleurs en vente sur le web ». Mais il veut partager sa musique avec les Malgaches. Cet album qui met en avant le jazz made in Mada et le gospel sera donc bientôt disponible au pays. Artistes et musiciens de renom, connus surtout dans le monde du jazz new yorkais comme Eli Menezes, Ricky « strings » Ramos, Jahphet Landis, Bob Franscechini ou encore Nina Rivera ont pris part à l’album.

Mahetsaka

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