Portrait : Taa Tense, une passionnée de danse qui devient chanteuse !



Jacaranda
Taa Tense ne baisse pas facilement les bras.
Taa Tense ne baisse pas facilement les bras.

Comme Obélix étant tombé dans la potion magique étant petit, elle est tombée dans la danse. Elle a voulu en faire son métier mais c’est dans la musique qu’elle réussit à percer.

Jeune, jolie, un grand sens de l’humour, fan de Céline Dion et de Whitney Houston, amatrice de natation et de hand ball… Rajaonarivony Tsizaraina Nathalie Hortense choisit pourtant d’évoluer dans le salegy. Et elle a plutôt réussi. Aujourd’hui, celle qui a choisi de s’appeler Taa Tense (dans le milieu artistique) côtoie les grands noms du monde musical, part en tournée en provinces avec sa propre équipe et prépare même déjà son deuxième album.

Passionnée de danse. Elle ne projetait pas de faire carrière dans la musique. C’est pourtant dans ce domaine qu’elle se fait connaître. « Je n’ai jamais aspiré à devenir une grande chanteuse. Je préférais plutôt danser. Quand je regarde un spectacle, je ne peux me retenir de danser. Au lieu de regarder sur scène, les gens n’ont d’yeux que pour elle. D’ailleurs, quand j’étais petite, je ne ratais jamais les concours de danse amateur. Je finissais toujours dans les trois premiers.». Quand elle était en classe de troisième, elle prit une décision : celle de danser pour Ny Ainga. « Om-Gui était d’accord pour que je rejoigne le groupe, puisqu’il a vu que je dansais plutôt bien. Il ne me restait donc plus qu’à en discuter avec mes parents. Mais c’était sans compter sur le soutien de mon père ». La jeune femme n’abandonna pas pour autant son rêve. Remarquée par Jerry Marcoss quelques années plus tard, elle est conviée par le roi du kawitry à figurer dans l’un de ses clips.

Jusqu’au bout de ses rêves. En 2007, elle décide de se lancer dans la musique. Ses débuts n’étaient cependant pas prometteurs. « C’était même catastrophique. Pour une journée entière de studio, on ne réussissait à enregistrer que quatre phrases. Exaspérés, les gens avec lesquels j’ai travaillé m’ont demandé de revenir sur les bases et de rejoindre une chorale pour me perfectionner. Mais pour moi, c’était hors de question. Ça prenait trop de temps et puis, je n’étais pas du tout emballée à cette idée. Je voulais prouver à tout le monde que j’étais capable de m’améliorer et de poursuivre jusqu’au bout». Elle travaille alors en autodidacte. En 2011, la jeune femme surprend tout le monde avec « Tolory tanana ». La même année, elle sort son premier album. « Je n’étais pas encore très connue à l’époque mais j’ai persisté ». En 2013, l’interprète de « Aza miasa loha » atteint enfin son but. Cette année, elle ne va pas chômer mais continue ce qu’elle a entrepris. Au mois d’avril, elle retrouvera donc ses inconditionnels d’Ambalavao et Ambositra. Au mois de mai, elle se produira à Maevatanana. Taa Tense tournera également à Mananjary et Manakara, sans oublier bien sûr Tanà.

Mahetsaka

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