Libertalia music festival : Trois jours pour séduire les professionnels de la musique



Jacaranda

Un peu moins d’une semaine avant le jour-J, les dix artistes sélectionnés pour ce festival hors du commun se sentent déjà d’attaque. C’est leur avenir sur plan international qui est en jeu.

Trois jours pour convaincre les professionnels de la musique invités et décrocher un contrat pour un ou pourquoi pas plusieurs festivals internationaux ! Oui, plus qu’une semaine et la seconde édition de Libertalia music festival est lancée. Cette année, les artistes devront avoir plus de chance, puisque leur coaching a été renforcé et les invités sont également plus nombreux. « Nous avons entre autres José Da Silva du Label Lusafrica et producteur de Cesaria Evoria, Patrick De Groote du festival Sfinks et coordonnateur d’un réseau unique de 48 festivals dans 18 pays, Mustapha Terki du festival défricheur de musiques urbaines de Montréal ou encore Christian Mousset du festival Musiques Métisses », détaille Mboahangy Andriamihamisoa, Directeur exécutif du festival.

Repêchés.  Trois artistes qui ont ouvert le festival ont repris la course. Six autres ont rejoint l’équipe pour tenter leur chance dans cette nouvelle aventure. « Tout le monde s’est convenu que Mafonja, Silo et Tsiliva ont un grand potentiel musical mais il ne sont pas encore prêts. C’est la raison pour laquelle ils sont encore là cette année, parce qu’il reste du travail à faire », explique Gilles Lejamble de Libertalia music records. Pour ce qui est des autres artistes, ils ont tout simplement passé le test. « Nos critères de sélection étaient simples. Il fallait que leur musique soit exportable et que l’artiste fasse preuve d’une grande détermination car pour obtenir un contrat pour un festival international, il faut se battre. Celui qui n’a pas envie de bouger reste dans son coin », selon toujours Gilles Lejamble.

Coaching indispensable.  « Les artistes croient tout connaître de la musique et de l’art de la scène mais non. C’est la raison d’être du programme de coaching ». Silo en témoigne « Vous avez peut-être pu constater que j’ai évolué mais c’était simplement le résultat de mon travail personnel. Il me restait encore des points à améliorer sur le point scénique. Selon les directeurs de festival et autres, nous avons le potentiel musical mais c’est sur la manière de porter la chanson qui est confuse. Autrement dit, on n’était pas encore prêt. Pour que ce soit le cas, il faut que la musique, le chanteur, son équipe, son moral le soient, et ce n’était pas le cas. C’est la raison pour laquelle je suis encore là cette année mais cette fois, je suis prêt ». Selon le point de vue de Mirhay « le regard des autres est très important. On ne peut rester que ce qu’on a  acquis. On a besoin d’avancer et c’est ce regard qui nous permet d’évoluer ». Vévé du groupe Moajia : « On n’accordait pas d’importance à l’apparence extérieure. A travers ce travail de coaching, on nous a appris à mieux transmettre notre musique et à améliorer le côté scénique. On a beaucoup appris ». Pour assister directement à l’évolution des dix artistes sélectionnés pour la seconde édition de Libertalia music festival, rendez-vous au Hall de la Gare. Mpamanga, Moajia et Onja se relaieront le 27 février. Miary Lepiera, Olo Blaky, Social Fusion et Mirhay se succèderont le lendemain. Mafonja, Silo, Tsiliva et le groupe Nova Heart se produiront le 1er mars.
Mahetsaka

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