Donia : La 21e édition n’a pas démérité !

Il a fallu attendre la dernière soirée du festival pour voir un stade d’Ambodivoanio noir de monde.

Une marée humaine qui confirme encore une fois l’attachement du public au plus grand rendez-vous culturo-musical de l’Océan Indien. La vingtaine d’artistes dont cinq issus des îles sœurs a donné leur meilleur pour faire vibrer les spectateurs cosmopolites venus savourer la belle vie, le Donia par excellence. Le festival a révélé de nouveaux talents dont le public retiendra certainement le nom de Zandry Ahmed et Sisca. Le premier, de son vrai nom Ahmed Abdallah, a survolté le tout Ambodivoanio avec son salegy puissant et énergétique. Ce n’était que sa première participation au Donia et le nom de Zandry Ahmed est déjà sur toutes les lèvres à Nosy-Be. Quant à Razafy Francisca portant le nom d’artiste Sisca, elle est tout simplement une reine en devenir du « salegy ». L’alchimie du reggae avec le « salegy » a donné une toute autre couleur qui constitue l’identité de marque Sisca. Le Cofestin a bien fait son choix de confier la clôture du festival à cette artiste. Sur un tout autre plan, Donia a permis aux autres grands de la musique tropicale de confirmer leur notoriété. La prestation de Lego et de son équipe a particulièrement retenu l’attention. Le grand homme du « batrelaky » a tenu en haleine le stade et ses milliers d’occupants. Din Rotsaka, Dat-Kotry et Black Nadia, quant à eux, ont su montrer qu’ils restent les grands de la musique « mafana ». Le jeune D’Alvis, star de Rn’b dans la région aura été le clou du spectacle. Ses chansons sont connues par le public constitué en majorité par des jeunes. Le Cofestin a annoncé entre 10 000 à 20 000 spectateurs durant le festival. Une statistique, certes, en légère baisse par rapport aux éditions précédentes, mais Donia n’a pas démérité. Et même les autorités étrangères dont le commissaire des arts et de la culture de l’île Rodrigues en la personne de Marie Rose de Lima Edouard a tiré son chapeau quant à la qualité de l’organisation du festival. « Donia, la belle vie a maintenant 21 ans et compte rééditer le plus longtemps possible le festival », a expliqué la présidente sortante du Cofestin, Mariette Rasoaseheno. Comme à l’accoutumée, la cérémonie de clôture est aussi l’occasion pour présenter le nouveau président du même comité. Ainsi pour la prochaine édition du festival, Sanna Amida assurera la présidence du Cofestin.

Didi R.

Suivez-nous aussi sur Facebook

Partager cette publication