Gangstabab : Retour sur le devant de la scène avec un nouvel album

BABAIl fait partie de cette jeune génération de « mpikabary » qui, tout en maîtrisant parfaitement l’art oratoire traditionnel, vit avec son temps et utilise les techniques modernes pour exprimer son talent artistique. Musicien, poète et comédien, il a fait une entrée remarquée dans le milieu de la télévision et de la chanson en 2011. Il s’est ensuite éclipsé pour mieux revenir aujourd’hui.

Versificateur agile. Rakotoarisoa Faniry Alban, plus connu sous son surnom Bàbà, a suivi neuf mois de formation au sein de l’association des orateurs de Madagascar (FI.MPI.MA.) en 2003 et en est devenu un des « mpikabary » chevronnés. Tout en pratiquant cet art oratoire comme ses pairs, Bàbà a décidé d’utiliser son talent de manière moins académique, en mettant proverbes et citations dans des chansons. Il est devenu « gangstabab », le faiseur de bons mots et le versificateur agile que l’on écoute avec plaisir. A partir d’un thème précis, il mélange proverbes, rimes, langage de la rue, le tout accompagné d’une bonne musique de fond. Il se sert de plusieurs figures de style comme la métaphore, l’allégorie, l’anadiplose, mais il prise particulièrement le parallélisme.

Franc parler. L’artiste a un franc parler qui séduit ceux qui l’écoutent. Le style de musique est varié. Il va du classique au Rand Bi et au rap en passant par le reggae et le soft jazz. On ne s’éloigne cependant pas de la culture malgache. Son premier album audio et vidéo « Amontana » sorti en juillet 2011 a fait sensation. Le clip où il montre ses propres funérailles a séduit par son originalité et conquis un large public. On l’a vu entretemps à la télévision dans une reprise malgache de la série télévisée française à succès, « Un gars, une fille ». Mais après une éclipse musicale de trois ans, il revient avec un nouvel album « Aviavy » qui devrait sortir début juillet. L’opus contient huit titres avec une qualité de son « acoustique » et un arrangement plus soigné et plus précis. Mais, l’on pourra en avoir une idée lors du spectacle qu’il fera le 4 juillet à l’AFT.

Patrice RABE

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